Quelques exemples de situations pédagogiques

11 août 2017

P'tit bidon

Une matinée tranquille à l’Institut. Après avoir expédié les formalités administratives tout en dégustant quelques tranches de brioche, Max décide d’aller flâner dans les couloirs afin de s’imprégner de l’ambiance studieuse qui y règne en permanence.

Il enfile sa veste et tente de la boutonner. Sans grand succès. Apparemment la veste a dû rétrécir lors de son dernier passage au pressing ! Il va encore falloir aller faire une réclamation !

Pas grave. L’institut est bien chauffé, il peut flâner en chemise.

 

Il arrive près de la salle des professeurs, entend quelques bribes de conversation :

« Il faudra demander l’avis de Bibenmax, c’est lui le boss…

- Big bosse, c’est le cas de le dire ! »

De gros éclats de rire fusent… qui s’arrêtent subitement lorsqu’il entre dans la pièce.

« Voulez-vous un peu de brioche, Monsieur Max ? propose aimablement l’enseignante de musique.

- Merci, j’en ai déjà pris pas mal…»

L’enseignante pouffe ; Max la regarde et poursuit :

« Je … J’en ai une grosse, sur mon bureau… On peut la partager, d’ailleurs… »

Quelques secondes de silence, puis on lui propose du café, ce qu’il accepte.

« Combien de sucres, Monsieur Max ?

- Deux ! .. euh non, pas de sucre, merci ! 

- Monsieur Max, on voulait votre avis…

- A quel sujet ?

- Une étudiante a, paraît-il,  remanié une chanson pour vous rendre hommage lors de la fête de l’Institut. C’est la petite Elsa, elle est très douée…

- Je suis très touché…

- Du Alain Souchon, je crois, ça ne vous dérange pas ?

- Non, non pas de souci. »

Il avale son café en faisant la grimace et ressort rapidement, perplexe.

 

Ses pas le conduisent maintenant vers le foyer des étudiants. Il y a l’air d’y avoir une bonne ambiance : ça fredonne, on dirait. Il s’approche doucement et entend un petit groupe qui chantonne à l’unisson  :

 

Elles  croyaient qu’j’étais fesseur

Et donc elles avaient très peur

De m’mettre de mauvaise humeur

Alors modération

 

J’ disais « Gare à la fessée !

La fessée déculottée

Si vous avez mérité

La punition ! »

 

Mais maint’nant, tout l’monde s’en fout

Car à cause de mon bidou

Il n’y a plus d’ place sur mes genoux

Consternation !

 

Je suis bedonnant et ventripotent

And I just go with my bide en avant

P’tit bidon, p’tit bidon…

 

Il se sent mal à l’aise tout d’un coup. Il repart dans son bureau, s’enferme à double tour, et se regarde dans le miroir

Mrrrdt

.

Bon, c’est vrai que sa silhouette s’est un peu arrondie …. Qu’il a changé de taille de pantalon… et de ceinture. Mais… en rentrant un peu le ventre, en évitant de trop respirer, ça peut encore passer… Non ?

D’un geste rageur, il envoie le reste de brioche dans la corbeille. Il fonce dans le bureau de sa secrétaire.

« Convoquez-moi la petite Elsa pour un entretien préalable à une sanction !

- Oui, pour aujourd’hui ?

- Non, euh… plus tard !

- La semaine prochaine ?

- Non plus ! Disons …dans deux mois !

- Bien Monsieur Max. »

 

Trngrdt

 

 

Deux mois ont passé.

Deux mois de minuscules portions de viandes grillées et de légumes verts bouillis.

Deux mois sans pain , sans beurre, sans fromage, sans vin, sans whisky.

Deux mois de joggings matinaux.

Deux mois d’exercices de musculation.

Bref, deux mois de tortures extrêmes !

« Tu sais pourquoi tu es ici, Elsa ?

- Ah non, je …

- Tu as fait preuve d’une insolence éhontée…

- Moi ?

- En remaniant les paroles d’une belle chanson pour la transformer en pamphlet diffamatoire !

- C’était pour rire, Professeur Max ! Et ce n’était pas vraiment diffamatoire : ce n’est pas totalement faux de dire que vous avez un petit bidon ! »

Il se lève et vient se planter devant son étudiante :

« Ah oui ? Où ça ?

- C’est vrai que vous avez un peu perdu…

- Un peu ! Au prix d’exercices douloureux et de privations insupportables ! Par ta faute !

- Je comprends : vous m’avez convoquée pour me remercier ?

- Pas exactement, Elsa. Plutôt pour que tu vérifies , en situation, s’il n’y a vraiment plus de place sur mes genoux ! »

Il lui tend la main et l’entraîne vers le canapé. Elle se retrouve sur ses genoux et la main de Max entre en action. Il claque vigoureusement le petit postérieur de la malheureuse Elsa.

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« Alors ? Il n’y a pas de place sur mes genoux ? je ne peux plus donner de fessées ?

- Il y a de la place sur vos genoux. Pour la fessée, je ne peux rien dire tant vous n’avez pas commencé… »

Max répond à la provocation en relevant la jupette et en baissant la culotte de l’effrontée ! Il redouble de vigueur. Les jolies petites fesses rougissent rapidement. Il se dit qu’il y va un peu fort et décide d’envoyer l’étudiante au coin.

« Voilà ! Une bonne fessée pour te faire réfléchir !

- Quelle fessée ? répond l’insolente. J’ai reçu une fessée ? Je n’étais pas au courant ! »

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La réaction de Max ne se fait pas attendre : la malheureuse se retrouve allongée sur le canapé, et la caressante entre en action.

« Et maintenant, tu es au courant ?

- Je commence à sentir quelque chose… vaguement. »

Alors Max se déchaîne. Le rythme s’accélère.  Les lanières volent, sifflent et claquent ! De minuscules fibres de cuir  se déposent un peu partout. Les fesses sont de plus en plus rouges et émettent une chaleur irradiante . Elsa ferme les yeux. Le temps semble suspendu. En tous cas, Max en a perdu la notion.

Enfin,  il autorise sa victime à se rhabiller ; il va même jusqu’à l’aider à remettre sa culotte.

Il range la caressante dans son tiroir. Il raccompagne l’étudiante jusqu’à la porte.

«  J’espère au moins que cette punition t’aura été profitable ?

- Oh oui , Professeur Max : elle m’a fait plaisir, cette fessée ! »

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01 juin 2017

Toutes ensembles, toutes ensembles, oui !

Nous interrompons nos programme pour un bulletin spécial. mxlgtQue se passe-t-il à l’Institut du Professeur Max?

 

La situation est confuse, les plus folles rumeurs circulent : selon certaines sources, un groupe d’étudiantes très remontées se serait introduit de force dans le bureau du directeur et retiendrait le malheureux professeur en otage. Notre envoyée spéciale, la délicate Amarande est sur place.

Amarande : Oui, je suis sur place, et je peux vous dire qu’ici , la situation est très tendue. J’ai avec moi, plusieurs étudiantes qui ne cachent plus leur exaspération.

 

Mesdemoiselles, quelle est la nature de vos revendications ?

Mélusine : Nous dénonçons la politique coercitive du directeur !

Amarande : Trop de sanctions ? de punitions ?

Margot : Trop de fessées ! On en a ras-le-cul !

Vitrine IPM avec banderole

Amarande : Donc vous réclamez quoi ? Une abolition ? …Un moratoire ?

Fanny : C’est qui, Toire ?

Dorothée : Toire, on le connaît pas ! On n’a aucune raison de vouloir sa mort !

Amarande : Vous voulez la suppression définitive des fessées ?

Léa : Euh… définitive ? Faut pas exagérer !

Miss Tigresse : Quand même pas ! On n’est pas des extrémistes… On en veut un peu moins, c’est tout !

Myrtille : C’est ça : on veut privilégier la qualité , pas la quantité !

Elsa : Et puis, on veut être punies pour des vrais motifs !

Lulu Kouët’h : On en a marre des motifs pourris !

Amarande : Comme vous pouvez le constater, la colère gronde… Ah ! On m’annonce que la situation est en train de bouger : une délégation a été reçue ; les échanges ont été vifs mais chaleureux et, après une mise à plat, un accord serait sur le point d’être signé !

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17 mars 2017

L'interview de Max

Amarande : Professeur Max, je suis Amarande du magazine Voili-Voilou.  Votre Institut se targue d'avoir d’excellents résultats…Mais qu’en est-il réellement ? Et surtout, que répondez-vous aux accusations graves dont vous faites l’objet ?

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Max : Des accusations ?

Amarande : Nous comptons publier un article  dans notre prochaine édition dans lequel nous allons faire éclater au grand jour le scandale de votre institut … le Maxgate !

Max : Le Maxgate ????

Amarande : Nous disposons de témoignages accablants sur certaines méthodes immorales et perverses pratiquées dans votre établissement et notamment par le triste individu qui le dirige…

Max : Le triste euh … c’est de moi qu’il s’agit, là ?

Amarande : Absolument ! On parle de fessées déculottées, de coups de martinet, de mises au coin humiliantes…

Max : Vraiment? Qui vous a parlé de tout ça ?

Amarande : Mes sources préfèrent garder l’anonymat par peur des représailles. Je n’aurai qu’une question, Professeur Max. Confirmez-vous que ces sinistres pratiques sont monnaies courantes dans votre institut ?

Max : Non.

Amarande : Donc, vous niez tout en bloc ? C’est votre système de défense ?

Max : Approchez-vous, je vais vous expliquer.

Amarande : Je suis curieuse d’entendre vos explications… mais… qu’est-ce que vous faites ? Je ne vous permets pas !

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Max : Alors, comme ça, je donnerais des fessées à mes étudiantes ?

Amarande : Comme ça, je ne sais pas… Aïe !

Max : Ah? Vous ne savez pas, en fait…

Amarande : Si si ! ouh!  Enfin non, je veux dire…

Max : Ah oui, pardon ! Vous avez parlé de fessées… déculottées , me-semble-t-il ?

Amarande : Hein ? Ah non ! On a sans doute beaucoup exagéré… Arrêtez!

Max : C’est juste pour voir si nous sommes bien d’accord : on prétend que je claque les fesses nues de mes étudiantes ?

Amarande : Aïe ! Ouille ! Je n’en suis plus très sûre…

Max : C’est bizarre, ce genre de rumeur ? Vous ne trouvez pas ?

Amarande : Si si ! Ce sont des rumeurs infondées ! Je n’en ferai pas état, je vous le promets ! Aaah !

Max : Ah mais oui ! J’oubliais :  les coups de martinet !

Amarande : Non non, ce sont des ragots ! Aaaah J’en suis certaine, maintenant ! N’attendez pas de moi que je colporte …

Max : Et la mise au coin cul nu ! Sérieusement, vous m’en croyez capable ?

Amarande : Pas .. pas du tout, monsieur Max ! Vous m’avez convaincue ! Parole d'honneur! Ce ne sont que d’immondes calomnies !

Max : Bon … autre chose ?

Amarande : Non non ! c’est parfait !

Max : Vous avez ce qu’il faut pour rédiger votre article ?

Amarande : Tout à fait ! Je vais mettre en avant les fantastiques progrès de vos étudiantes ! Vos réussites pédagogiques ! Elles sont incontestables !  Promiiiiiiiis ! Jurééééééééé ! Craché !

Max : Eh bien voili voilou ! Je suis ravi d’avoir pu répondre à vos questions ! Vous avez bien noté toutes mes réponses ?

Amarande : Oui oui, elles sont bien … imprimées ! Merci monsieur Max, de m’avoir apporté toutes ces précisions !

Max : De rien , tout le plaisir a été pour moi, chère Amarande. Revenez quand vous voulez.

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26 novembre 2016

Sac de noeuds

Un froid vif et humide s’est abattu sur la ville. Les lumières du port parviennent à peine à s’imposer à travers ce crépuscule brumeux. Max s’est réfugié au fond d’un café sordide et mal chauffé. Il sirote son troisième whisky en surveillant son téléphone posé sur la table. Après avoir décliné gentiment les avances d’une prostituée désœuvrée, il s’apprête à se lever et à partir.

Mais que fait donc Max sur le port ?

Dans le but d’enrichir l’offre d’enseignement, l’Institut s’est doté d’un bateau : un large voilier avec cabine du capitaine, et Max, lui-même se propose d’initier les étudiants à la navigation de plaisance. Le bateau n’est pas immense et ne peut guère accueillir plus d’un étudiant par séance. Celle qui a été désignée pour inaugurer ce fier voilier est Fanny, la fameuse chipie masquée, au grand dam des autres étudiantes qui la traitent de chouchoute !

Pour cette première séance consacrée au gréement, Max avait demandé à Fanny de potasser à fond les nœuds marins.

Mais Fanny n’est pas là !

Pour avoir un rendez-vous avec Fanny, c’est très compliqué : « Je pourrai peut-être lundi, à moins que ce ne soit plutôt mardi ou mercredi…. Jeudi, ça serait mieux, mais pas sûr…. Le mieux c’est que je vous confirme vendredi. »

Il se lève, ramasse son sac, dépose de la monnaie sur la table et ..

« Bonjour monsieur Maxouille ! »

Elle est là, devant lui, avec son bonnet noir à pompon et son sourire innocent.

« Bonjour Fanny…  je te rappelle que mon nom est Max, Professeur Max.

- Bien sûr, monsieur Maxouille. Il est où, votre bateau ? 

- On y va Fanny. Suis-moi. »

Ils déambulent le long des quais et finissent par arriver devant le magnifique dériveur de l’Institut.

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Ils descendent dans la cabine, magnifiquement décorée aux couleurs de la mer. Un téléviseur à écran plat permet de diffuser des vidéos à caractère pédagogique.

Elle manipule la télécommande, se précipite sur la couchette, et tente sans succès de faire le poirier. Max toussote et la rappelle à l’ordre.

«  J’imagine que tu connais les nœuds sur le bout des doigts ?

- Euh… oui oui…

- Nous allons vérifier ça. »

Max lui donne deux bouts de ficelle.

« Fais-moi un nœud d’ajut.

- Ah … le nœud d’ajut, euh… celui-là j’ai un peu de mal…

- Bon.. alors un nœud flamand.

- Flamand ?  Rose, alors ?

- Non , Fanny. Un nœud d’agui? Un nœud de chaise double ?

- Ben …

- Tu te moques de moi ! Tu n’as rien appris !

- J’ai eu des imprévus et …

- Les imprévus, ça se gère ! La preuve ! »

Il s’assied sur la couchette et fait signe à la polissonne de venir s’allonger sur ses genoux. N’ayant pas d’autre alternative, l’impertinente s’exécute. Max claque vigoureusement les fesses recouvertes d’un jean épais. Visiblement, elle n’a pas l’air de trop souffrir. Au bout de quelques minutes, il la relève et lui demande de baisser son jean. Elle obéit en faisant la moue. Les claques reprennent sur la culotte de coton blan

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c. Cette fois , Max sent qu’elle réagit : elle s’agrippe à ses chaussures, semblant se cramponner aux lacets. Max se dit qu’il y va peut-être un peu fort et décide d’abréger la punition. Mais au moment de relever la pauvre chipie masquée, il s’aperçoit que ses deux chaussures sont nouées ensemble !

« Mais … Qu’est-ce que tu as fait ? !

- Ben, je m’entraîne à faire des nœuds. Vous devriez être content, Maxouille !

- Content ???? Espèce de petite effrontée, tu vas voir si je suis content ! »

Et d’un geste rageur, il baisse la petite culotte blanche, dévoilant une paire de fesses déjà bien colorées… mais pas assez pour lui, apparemment, puisqu’il se remet à l’ouvrage avec énergie. Les claques retentissent dans la petite cabine ; les mouvements font tanguer légèrement le bateau. Max se dit qu’il aurait peut-être dû se limiter à deux whiskys car il sent que son estomac proteste.

Il relève donc l’infortunée, tente de se mettre debout à son tour, mais, ayant oublié que ses deux chaussures étaient nouées,  retombe lourdement sur la couchette. Il jette un regard noir à l’impertinente chipie masquée qui avait profité de l’occasion pour se reculotter. Quelle impudence !

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« Attends ! Je n’en ai pas encore fini avec toi ! lui lance-t-il en dénouant ses lacets. Tu vas tâter de la caressante ! »

La pauvre jeune femme, vexée, va s’asseoir dans un coin et se met à bouder.

Max sort de son sac son instrument pédagogique préféré et sans ménagement, relève la chipie, la redéculotte et la couche sur le lit face à ses deux bout de ficelle.

« Puisque tu t’es entraînée avec mes lacets, tu vas pouvoir me montrer ce que tu sais faire ! Et la caressante va t’encourager ! »

Impitoyablement, les lanières de cuir viennent zébrer le superbe postérieur déjà bien rougi par la fessée manuelle. Stoïquement, la malheureuse essaye vainement de faire des nœuds…

Pédagogie des noeuds

Max regrette de plus en plus son troisième whisky, et, au bout de quelques cinglées, il prend conscience que s’il y a des nœuds, c’est uniquement dans son estomac !

Il abandonne son instrument sur le lit pour se précipiter dans les toilettes.

Lorsqu’il ressort, elle le regarde d’un air de compassion : 

« Vous êtes sûr que ça va, Maxouille ?

- Oui… merci.

- Regardez : j’ai réussi à faire des nœuds ! »

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Et Max découvre la caressante dans un état pitoyable !

« Ha ! Elle a osé ! Elle ne respecte rien ! Quelle friponne ! »

Et il se met à claquer énergiquement les petites fesses de la chipie . Max voit rouge… rouge vif en l’occurrence.

«  Bon ça suffit, là ! Au coin !

- Ah non, Maxouille ! Pas le coin !  S’il vous plaît!

- Si ! Mademoiselle l’impertinente ! Tu vas rester au coin dix minutes, ça te fera le plus grand bien !

- Non ! Non ! Non ! J’irai pas! Na! »

Kiflecoindim

….

Quelques minutes plus tard, l’étudiante est autorisée à sortir du coin et à se rereculotter .

Ils quittent le bateau. Max se sent tout de suite mieux sur la terre ferme.

« Allez Maxouille, lui murmure la chipie toute mignonne, je vous offre un verre pour vous remettre de vos émotions ! »

Max accepte bien volontiers, mais pas de whisky cette fois-ci ! Un bon chocolat chaud fera l’affaire !

 

Chcltchd

 

 

 

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25 septembre 2016

La curiosité est un vilain défaut

Mercredi après-midi… l’Institut semble bien vide. Léa avance dans les couloirs, à contrecœur, vers le bureau directorial. Elle aurait pu flâner dans les rues, déguster une glace, faire du lèche-vitrines! Tiens, oui : elle aurait pu retourner à la boutique pour changer cette robe, jolie, mais un peu courte… vraiment trop courte même.. Au lieu de ça, elle est collée : deux heures de retenue ! Tout ça à cause d’une dissertation oubliée ! C’est vraiment injuste…

La porte du bureau est ouverte… elle entre et s’immobilise en voyant le spectacle de désolation qui s’offre à elle : tous les meubles sont bâchés, il y a des échafaudages le long des murs, des grands seaux de peinture par terre. Deux hommes en blanc coiffés de bobs s’affairent, des rouleaux à la main.

« Excusez-moi, je cherche monsieur Maxou…

- C’est qui ça ?

- Euh monsieur Max, le directeur… c’est parce que je suis punie…

- Ah oui ! On est courant ma petite : la punition c’est que vous allez nous aider à repeindre le bureau.

- Hein ? Mais Je ne sais pas faire …

- C’est facile. Commencez par le plafond … montez sur l’escabeau »

Léa est interloquée : monsieur Max est sévère, mais là, il dépasse les bornes ! Lui faire repeindre le plafond du bureau, quand même ! Un des deux peintres lui donne un rouleau. Elle le prend à contrecœur et monte sur l’escabeau.

« Il faut lever le bras bien haut, ma petite dame… encore un peu plus haut ! »

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Léa obéit. Elle sent que sa robe trop courte ne cache plus grand chose à l’œil égrillard des deux hommes. Elle ne peut rien faire : son bras droit est tendu vers le plafond et sa main gauche s’agrippe à l’escabeau.

La porte s’ouvre à toute volée et Max fait irruption dans la pièce.

« Léa ! s’écrie-t-il, furieux, Je te cherche partout ! Tu n’as pas autre chose à faire que d’empêcher les peintres de travailler ?

- Mais, Monsieur Maxou, c’est vous qui …

- Descends de cet escabeau et suis-moi ! Désolé, Messieurs, pour cet incident… Nous vous laissons travailler. »

Max marche d’un pas énergique. Apparemment, sa sciatique n’est plus d’actualité. Léa suit avec peine; des escaliers, des couloirs, encore une volée de marches… Les voilà dans une partie de l’Institut qu’elle ne connaît pas.

Au bout d’un couloir sombre, deux portes. Max ouvre celle de droite et fait signe à Léa d’entrer. La pièce est minuscule : un petit pupitre et une chaise suffisent à remplir tout l’espace.

« Et voilà ! Ici tu seras au calme pour rédiger ta dissertation .

- C’est un peu petit, monsieur Maxou… L’autre pièce, elle ne serait pas plus grande ?

- Quelle autre pièce ?

- La porte en face…

- Non. Il n’y a rien en face. D’ailleurs, je t’interdis d’ouvrir cette porte ! Compris ?

- Bien sûr, monsieur Maxou !

- Allez ! Au travail ! Je te laisse, j’ai autre chose à faire ! »

Léa reste seule, face à sa feuille blanche… Elle suçote son stylo, regarde en l’air… Mais rien ne vient ! Quelle idée aussi de donner une dissertation sur le thème de la curiosité !

Une demi-heure passe…

Elle a besoin de se dégourdir les jambes. Elle se lève et va dans le couloir. La porte d’en face l’intrigue…Personne en vue. Elle tourne la poignée et constate qu’elle n’est pas verrouillée. Elle se trouve alors au pied d’un minuscule escalier en colimaçon. Prudemment, elle monte les marches, pousse une autre porte et se retrouve dans l’obscurité. A tâtons, elle finit par trouver un interrupteur qu’elle actionne.

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C’est une lumière très tamisée qui s’installe. Il s’agit d’une chambre, apparemment, puisqu’il y a un lit… La décoration est lugubre : des dessins bizarres sur les murs… Dans un angle, deux courroies descendent du plafond. Dans l’autre angle, quelque chose qui ressemble à une grande cage. Elle n’est pas rassurée et s’apprête à rebrousser chemin lorsqu’elle entend des pas énergiques dans l’escalier ! Elle panique, cherche à ouvrir la cage dans l’espoir bien puéril de se cacher à l’intérieur… Mais Max est déjà dans la pièce !

« Il me semblait t’avoir interdit d’ouvrir cette porte, Léa !

- Je… je cherchais les toilettes en fait. Je suis désolée… mais là , j’y retourne !

- Tu sais où tu es, Léa ?

- Pas du tout, je …

- Tu es dans une partie de l’Institut qu’on appelle le donjon. C’est ici qu’on amenait les étudiants récalcitrants autrefois…

- Ah ?

- C’était une autre époque, Léa ! Aujourd’hui, on n’infligerait plus de tels traitements à nos étudiants…

- Heureusement…

- Sauf dans des cas très graves !

- Des cas très graves ? C’est à dire ?

- Je pense au cas d’une étudiante qui ne ferait pas sa dissertation, qui irait distraire les ouvriers dans leur travail, qui désobéirait sciemment aux consignes…

- Mais monsieur Maxou, je …

- C’est pour satisfaire ta curiosité intellectuelle, Léa ! Tu vas avoir un léger aperçu des châtiments corporels d’antan. Déshabille-toi !

- Pas complètement, quand même ?

- J’ai bien peur que si, Léa ! » réplique Max en mettant la main dans sa poche.

Léa le voit en  tirer un objet qu’elle connaît bien : la caressante… Elle essaie un regard implorant, mais Max, d’un geste agacé, lui fait signe de se dépêcher.

La robe et les sous-vêtements se retrouvent bientôt déposés sur le lit. Max s’approche et fixe les poignets de l’infortunée étudiante dans les courroies. Elle est maintenant à la merci de son tortionnaire !

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Et soudain, elle entend le sifflement caractéristique qui précède de quelques centièmes de secondes l’impact. Bien qu’elle ait déjà été en contact avec cette « caressante », elle est surprise par la morsure des lanières. Elle grimace, elle se tortille, elle implore :

« Je crois que j’ai eu un bon aperçu, monsieur Maxou… Aïe ! »

Imperturbablement, Max poursuit sa besogne. Les fesses de la pauvre Léa s’ornent maintenant de belles zébrures.

Et puis ça s’arrête… Elle aimerait bien frotter ses fesses endolories, mais elle est entravée !

« Je te fais grâce de la cage, Léa ! annonce Max  en la détachant

- Merci monsieur Maxou ! » gémit Léa en s’effondrant sur le lit.

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« Tu peux te reposer cinq minutes, et retourner à ta dissertation. Je te conseille de la terminer rapidement, si tu ne souhaite pas revenir tout de suite dans le « donjon » !

- Je … vais suivre votre conseil , monsieur Maxou ! »

Max sort. Léa frotte ses pauvres fesses, puis finit par se rhabiller. Au moment de sortir, elle jette un dernier regard à la pièce : non, décidément, elle n’a pas envie d’y revenir de sitôt !

Elle descend précipitamment les escaliers, s’installe à son pupitre et se met à écrire frénétiquement !

Montage

 

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19 septembre 2016

Cauchemar pour Max!

Ce matin-là, Max accueillait une nouvelle étudiante dans son bureau. Il lui expliquait le règlement de l’institut en insistant particulièrement sur l’importance de la tenue vestimentaire. Mais soudain, en plein milieu de son explication, il fut dérangé par une série de coups frappés à la porte...

Max n’aime pas être dérangé pendant une leçon ; aussi choisit-il d’ignorer l’importun et de poursuivre comme si de rien n’était.

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Malgré cela, il vit la porte s’entrouvrir lentement et la silhouette d’Annouk, sa secrétaire apparut sur le seuil. Elle était suivie de Marcel le gardien, de madame Charlotte, la présidente du conseil et de Monsieur Griselit, le surveillant général. C’est ce dernier qui prit la parole.

« Nous avons un petit souci, Max, monsieur Roncheux, le professeur de français…

- Oui, quoi, qu’est-ce qu’il a, Roncheux ?

- Oh ! C’est affreux, Monsieur Max ! je ne sais pas comment vous l’annoncer ! gémit la secrétaire.

- Il est mort ?"

Quelques secondes de silence...

" Pire que ça , Monsieur Max : il a craqué ! grommela Marcel

- Craqué ? Roncheux ? Un enseignant chevronné !

- Hélas ! répondit M. Griselit, dépression nerveuse, burn-out, on ne sait pas exactement… Il n’a pas supporté de prendre cette classe de 10ème année dès la rentrée ! Il a envoyé un certificat médical et une lettre de démission !

- Et en attendant, intervint Charlotte, il n’y a personne pour prendre la classe ce matin ! Et ça, ce n’est pas possible, tu le sais bien, Max !

- Et toi, Charlotte, tu pourrais peut-être …

- C’est hors de question, Max ! J’ai le conseil d’administration à préparer, des versions à corriger, et les 10ème années, non merci !

- Donc c’est Max qui s’y colle ? Merci, sympa ! C’est la pire de l’Institut, cette classe de 10ème année ! Un vrai cauchemar … D’accord, je m’en occupe, mais toi, tu finis d’expliquer le règlement à cette jeune Lady ! »

 

La mort dans l'âme, Max a laissé son bureau à Charlotte. Il entame maintenant sa lente progression vers le lieu de son supplice…

Il approche, pourtant. La salle 10 est au bout du couloir. Normalement, il devrait déjà entendre le chahut habituel d’accueil, mais rien… peut-être sont-elles toutes tombées malades ?

La porte est entrouverte; avant de la pousser, Max lève la tête : pas de seau d’eau posé en équilibre… il peut y aller. Il entre prudemment, vérifie qu’aucun fil n’est tendu au ras du sol pour le faire chuter…

 

D’un même mouvement, toutes les élèves se lèvent en silence en se tenant bien droites face à leur pupitre. Etonnant … Max pense qu’il a dû se tromper de salle, il scrute les visages des étudiantes…

Non non, c’est bien ça ; il les reconnaît. Il y a là entre autres Angéla et Margot, ainsi que Dorothée et Justine…Il reconnaît aussi Elsa et Prune, sans oublier les  terribles Fanny et Léa !

« Bonjour monsieur Max! » lancent-elles en chœur .

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Aucune grimace, aucun pied de nez, aucune langue tirée, .. bizarre !

Il leur fait signe de s’asseoir et s’apprête à faire de même, mais au dernier moment, il se ravise et inspecte son siège. C’est curieux : pas la moindre punaise, pas de trace de glu, pas de coussin péteur …

 

Tout ça lui semble louche. Il préfère rester debout et se retourne pour écrire la date. Le tableau est propre, vide, ni tags ni graffitis obscènes…. Il se crispe dans l’attente des projectiles qui ne devraient pas manquer de l’atteindre… mais rien ne se passe comme prévu : la date est écrite sans qu’il ait été interrompu. Il se retourne face à la classe, s’attendant au pire, et ce qu’il voit le laisse sans voix !

Toutes les étudiantes, sans exception, ont ouvert leur cahier, et sont en train de recopier la date avec soin. Elles soulignent proprement à la règle, posent leurs mains à plat sur la table et attendent sagement en silence.

Interloqué, Max annonce une dictée. Au fur et à mesure qu’il dicte, elles écrivent sans l’interpeller à la cantonade . Max passe dans les rangs… à distance raisonnable au cas où une effrontée s’aviserait de vouloir lui tirer les poils du bouc. Pas d’antisèche en vue… pas de regard en biais sur le cahier de la voisine, pas de bavardage…

Mais que se passe-t-il donc ?

Tout ça n’est pas normal : elles sont sans doute en train de mijoter quelque chose… quelque chose d’abominable qui dépasserait en abjection tout ce qu’il peut imaginer. Il sent une sueur froide couler dans sa nuque. Sa gorge est sèche. Il annonce d’une voix blanche qu’il ramasse les copies…

Il y en a bien une qui va se mettre debout sur une table et chanter à tue-tête… ou faire la danse du ventre ? Hein ?

 

Eh bien non ! Elles restent assises et silencieuses, dans l’attente de la consigne suivante.

Mais elle ne vient pas… elle ne viendra plus.

Il n’arrive plus à articuler le moindre son… Il est devenu muet … Ah ! C’est immonde  ! Elles ont poussé l’ignominie jusqu’à parvenir à le faire taire ! Définitivement !

Et le pire, c’est qu’il ne pourra même pas les punir : il n’a aucun motif !

 

Et soudain,  la sonnerie de fin de cours retentit, stridente, insistante, violente, interminable…

Alors, Max se retourne dans son lit et appuie rageusement sur son réveil pour le faire taire !

 

Merci au talentueux MacMiche pour son superbe dessin !

Et comme il a récidivé, je ne résiste pas au plaisir de publier la suite : Charlotte prend la suite avec la nouvelle élève:

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28 août 2016

Le test de passage

36° à l’ombre. Le soleil au zénith. L’air est sec, presque irrespirable. La ville semble accablée par tant de chaleur. Les rues sont presque vides. Au milieu de cette torpeur, un homme marche sur le trottoir, longeant les murs pour tenter de profiter du peu d’ombre disponible.

L’homme avance inexorablement vers sa destination : son bureau.

Après de longues semaines de vacances, le voici contraint de reprendre le chemin du travail où une lourde tâche l’attend. Seule concession à ce mois d'août caniculaire: pas de veste, pas de cravate et une chemise bariolée…

Il pénètre dans l’immeuble, passe sous le porche, serre la main du gardien, échange quelques mots et monte l’escalier et se dirige vers la salle de test.

La porte est ouverte. La salle est vaste et nue : un tableau, un bureau et un sofa. Sur le bureau, une étudiante est assise. Elle l’accueille avec un grand sourire.

 

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« Bonjour monsieur Maxou ! Vous avez passé de bonnes vacances ?

- Excellentes. Merci Léa. Et toi, as-tu bien révisé ?

- Un peu…

- J’espère que tu as pris la mesure de la situation, Léa ! Combien de fois as-tu redoublé ta première année ?

- Euh…

- Moi non plus , je ne sais plus ! Cette année, tes résultats étaient encore insuffisants pour passer dans la classe supérieure. Je suis revenu de vacances spécialement pour toi, pour te faire passer le test de la dernière chance ! Ne me déçois pas, Léa !

- Je suis prête pour le test , Monsieur Maxou.

- Et remonte-moi cette culotte !

- Oui Monsieur Maxou. »

Max demande à l’étudiante de s’installer, il lui donne une feuille et lui annonce qu’elle a cinq minutes.

Elle prend un air inspiré et complète la feuille. Certains items semblent lui poser plus de problèmes que d’autres.

A l’issue du temps imparti, Max ramasse la feuille. Il considère les réponses, sourit avec satisfaction à la vue des premières, puis son visage s’assombrit… il fronce les sourcils…

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« Léa, le père de Louis XIII, enfin ! ça ne peut pas être Louis XIV ! 14 ça vient après 13, réfléchis un peu !

- Ben je sais pas moi ! Ils ne sont pas obligé de se suivre dans l’ordre !

- Si !

- Bon d’accord monsieur Maxou ! On met Louis XII ! Vous êtes content ?

- Non ! Je ne suis pas content ! Le père de Louis XIII, c’est Henri IV !

- Ah oui, mais si ils changent de prénoms à chaque fois, moi je…

- Et la capitale de la Mongolie, c’est Oulan Bator !

- Ah ! J’étais pas tombée loin… Reconnaissez-le, non?»

Après avoir pris une longue inspiration, Max la saisit par la main, l’entraîne vers le sofa et en un quart de seconde, elle se retrouve couchée en travers de ses genoux. D’un geste rageur, il retrousse la jupette, et fait glisser la culotte aux chevilles .

« C’était bien la peine… Je me doutais bien que ça finirait comme ça ! Aïe ! Bon, d’accord, l’histoire géo, c’était pas tout à fait ça ! Aoh ! Hé ! Vous tapez fort, monsieur Maxouuu ! ! Et la conjugaison, c’était bon, non ? Ouille ! Et les maaaaaaths ? C’était bien les maths ? Aïe aïe aïe ! »

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Max ne répond pas. Il claque et reclaque avec vigueur le magnifique postérieur de Léa. Pendant qu’il s’active, il réfléchit à l’éventualité du passage en deuxième année de son étudiante. Certes, elle a encore des lacunes. Mais elle a de réels atouts, se dit-il, en admirant les superbes fesses qui rougissent de plus en plus.

Après d’interminables minutes, il la lâche enfin. Elle se relève en se frottant les fesses.

« Je peux remettre ma culotte, monsieur Maxou ?

- Oui, Léa.

- Je passe en deuxième année, monsieur Maxou ?

- Oui, Léa !

- Merci ! Je peux vous faire un bisou ?

- Oui Léa ! »

Elle dépose un chaste baiser sur la joue de Max et sort .

 

 

 

 

 

 

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02 juin 2016

Recadrage... pédagogique!

La pièce est vide. Obscure. Au centre, le bureau directorial. Sur le bureau, un martinet qui traîne : les solides lanières de cuir qui partent du manche en bois s’éparpillent négligemment  en tous sens…

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La porte s’ouvre doucement. Une silhouette s’avance prudemment dans la pièce. Elle se dirige vers le bureau, s’immobilise, puis s’empare de l’objet. Elle le considère un instant, caresse les lanières, regarde autour d’elle, ouvre lentement un tiroir et en sort une paire de ciseaux…

Un bruit de pas se fait entendre au loin dans le couloir. La silhouette remet précipitamment les ciseaux en place. Le bruit se rapproche : on distingue un pas appuyé et l’autre moins… quelqu’un qui boite… Monsieur Max, sans aucun doute !

La silhouette s’agite, fait des mouvements désordonnés, puis se précipite vers le canapé, soulève un coussin et glisse le martinet dessous.

La porte s’ouvre, la lumière s’allume… Léa se trouve face à Max.

« Tiens, Léa ! Qui t’a autorisée à entrer ?

- Je suis désolée monsieur Maxou. Je pensais que …

- Ce n’est pas grave … J’ai suffisamment de griefs contre toi. Inutile d’en rajouter !

- Des griefs ?

- Oui Léa ! Je n’aime pas qu’on me manque de respect !

- Moi !? Vous manquer de respect ? Alors là, vous êtes injuste, monsieur Maxou !

- Injuste ? Falsifier mes appréciations, ce n’est pas me manquer de respect ? Me tirer la langue, ce n’est pas me manquer de respect ? Cacher mon matériel pédagogique, ce n’est pas me manquer de respect ?

- Quel matériel ?

- Le martinet… que tu as glissé sous un coussin. Il y a un bout de lanière qui dépasse !

- Ah…

- Donc, tu comprendras que tout ça mérite un sérieux recadrage ?

- Ben …

- Mais tu connais mon indulgence ?

- Euh… Je la connais bien, oui !

- Je suis prêt à passer l’éponge… à une condition !

- Tout ce que vous voudrez, monsieur Maxou !

- Le professeur de musique est encore venu se plaindre que tu n’apprenais pas les paroles des chansons.

- La dernière ? Le fesseur des Lilas ? Mais elle est dure monsieur Maxou !

- Il t’avait donné un ultimatum : savoir au moins la première strophe et le refrain pour aujourd’hui. C’est bien exact ?

- Oui, monsieur Maxou, mais…

- Donc, nous allons vérifier ça tout de suite ! Et si tu ne fais aucune erreur, tu ne seras pas punie… Dis-donc, le martinet sous le coussin, ça fait désordre, tu ne trouves pas ? Redonne-le moi. »

L’étudiante récupère l’instrument et le tend au directeur qui le range dans son tiroir.

« Je le range, car nous n’en aurons pas besoin… »

Le visage de Léa s’éclaire pour quelques secondes… mais s’assombrit aussitôt lorsqu’elle voit Max sortir de sa poche sa fameuse Caressante, toute en cuir, seize lanières…

« Bien… Tu vas me réciter les parole de cette chanson… Et à chaque erreur, tu enlèves un vêtement.

- Hein ? Mais je vais vite me retrouver toute nue !

- Ben non, Léa ! D’abord, parce que j’espère que tu ne feras aucune erreur… Et ensuite, parce que tu seras autorisée à garder le minimum pour préserver ta pudeur.

- Donc, je pourrai garder ma culotte et mon sout…

- La cravate et les chaussettes ! C’est tout ce que tu pourras garder! Assez discuté, je t’écoute ! »

Bon … il est clair que Léa n’a fait aucun effort pour apprendre quoi que ce soit. Gentiment, Max passe sur quelques omissions, mais au bout d’une ½ strophe , l’étudiante n’a plus que sa cravate et ses chaussettes. Visiblement mal à l’aise, elle se dandine en tentant de masquer son intimité.

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Max lui fait signe de se courber sur le bureau. Elle obéit. Il s’approche, pose délicatement sa main gauche sur le dos nu… un sifflement dans l’air… et un claquement lors de l’impact !

« Aïe !

- Alors Léa ? Comment trouves-tu ma Caressante ?

- Je trouve qu’elle fait mal, monsieur Maxou ! Aïe ! »

Impitoyablement, Max fouette les fesses de la malheureuse étudiante. Les coups s’accélèrent et s’intensifient. Elle gémit, demande pardon, promet qu’elle ne recommencera plus, qu’elle apprendra ses chansons par cœur… Les lanières laissent de belles traces de leur passage. Max s’arrête , tâte les fesses … juste tièdes. Alors il reprend de plus belle, au grand dam de Léa.

Quelques minutes plus tard, après avoir constaté une augmentation nette de la température, il range l’instrument dans sa poche.

« Tu peux te redresser, Léa.

- Ouille ouille ouille ! Vous m’avez mis le derrière dans un état. Ça brûle, monsieur Maxou ! proteste Léa en se frottant les fesses.

- Tu l’avais mérité, Léa ! Mais, comme je suis très attentionné, je vais essayer de t’arranger ça ! Va t’allonger sur le canapé. »

Max sort de son tiroir un tube d’arnica , vient s’asseoir près de son étudiante, et, très délicatement, lui masse les fesses avec la crème .

« Vous êtes gentil, monsieur Maxou. Merci beaucoup. Je peux me rhabiller maintenant ?

- Te rhabiller, Léa ? Pas tout de suite, tout de suite… La punition n’est pas tout à fait terminée.

- Oh non ! »

Il ouvre un tiroir et en sort un petit panneau de carton sur lequel est écrit « J’ai été punie au martinet pour avoir manqué de respect à M. Max. » Il le lui donne et lui ordonne d’aller au coin en tenant le panneau dans son dos. Elle obéit sans protester.

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Elle entend un grincement.

« Euh… Qu’est-ce que vous faites, monsieur Maxou ?

- Je laisse la porte ouverte, Léa, pour que chacun sache ce qui l’attend en cas de manque de respect !

- Oh non ! S’il vous plaît !

- Rien de personnel, Léa. Ce n’est que de la pédagogie! »

 

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24 mai 2016

La dictée de Léa

D’un air dubitatif, Max considérait le dessin à la craie sur la tableau… La caricature en soi n’était pas bien méchante et il lui suffisait de l’effacer pour la faire disparaître.

Ce qui était plus inquiétant, c’était qu’on avait osé s’introduire dans son bureau pendant son absence pour lui faire cette blague. C’était une atteinte à son autorité, une provocation manifeste ! Il ne pouvait pas la laisser passer.

 

Trois coups frappés à sa porte le tirèrent de sa réflexion.

Léa était sur le seuil.

« Vous voulez me voir monsieur Maxou ?

- Oui Léa, entre. Je t’en prie. »

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L’étudiante se dandinait d’un pied sur l’autre, manifestement pas très à l’aise. Max s’assit sur son canapé en la fixant d’un air aimable. Léa n’était pas rassurée pour autant : quand Max s’asseyait sur son canapé, il y avait de fortes chances qu’on se retrouve rapidement allongée sur ses genoux.

« Il n’y a rien qui te choque, Léa ?

- Euh …

- Sur le tableau ?

- Aaaah ! Je n’avais pas vuuuuu… Je … oui, c’est choquant !

- N’est-ce pas ?

- Je me demande bien qui a osé vous dessiner comme ça !

- J’ai ma petite idée… En tout cas ce dessin est très amusant !

- Ah ? vous trouvez ?

- Oui, j’ai le sens de l’humour, Léa !

- Si vous le dites …

- Et puis c’est quasiment signé.

- Où ça ??

- Je sais qu’on m’affuble volontiers de moult sobriquets : Maxouille, Maxounet, Mad Max, etc… Mais il n’y en a qu’une qui m’appelle Maxou !

- Ah bon ! Qui donc, monsieur Maxou.. euh Max ?

- Je t’ai dit que j’avais le sens de l’humour ! Tu n’as rien à craindre : tu ne seras pas punie pour ce dessin.

- Je suis contente que vous le preniez ainsi, monsieur Maxou ! J’avoue… c’est bien moi qui vous ai dessiné.

- Non, c’est joli… Tu as des dispositions pour le dessin, Léa.. Tu en as moins pour l’orthographe ! Comment écris-tu le mot « beau » ?

- Oh ! J’ai oublié le E, je suis désolée, je vais rectifier ! répondit-elle en s’emparant d’une craie.

- Repose cette craie ! Je suis intransigeant sur ce point ! Tu seras donc sanctionnée.

- Mais, monsieur Maxou, c’est une faute d’inattention ! J’ai fait énormément de progrès, croyez-moi. Je suis capable de faire une dictée sans faute !

- Eh bien, nous allons vérifier ça tout de suite ! Et comme je suis d’un naturel indulgent, j’irai jusqu’à tolérer deux fautes.

- Vous êtes trop bon, monsieur Maxou. »

 

Max fit asseoir l’étudiante, lui donna une feuille et un stylo et lui dicta le texte suivant :

«  Bien que peu enclins à une exigence excessive, les professeurs s’accommodent mal d’un discours abscons ou d’une expression  ambiguë.

Après maints avertissements et une kyrielle de blâmes, ils peuvent être conduits à recourir à une sanction appropriée.

Pas d’échappatoire pour les fautives, qui , dûment déculottées, se verront infliger publiquement le martinet

Léa s’appliquait, mais apparemment, hésitait beaucoup sur certains mots. Max lui laissa du temps pour se relire et corriger les fautes éventuelles.

Elle finit par se lever et lui tendit sa feuille. Il s’empara de son stylo rouge et se mit à  entourer deci delà quelques passages du texte. Léa s’aperçut qu’il y avait largement plus de deux fautes.

« Elle est légèrement tordue, la dictée, monsieur Maxou !Il y a des mots trop difficiles ! Vous êtes pire que Bernard Pivot !

- Oh ! ça suffit Léa ! répondit Max en posant la feuille et le stylo à côté de lui. Tu as fait sept fautes. Tu vas donc recevoir une bonne fessée déculottée ! Viens ici ! »

 

La pauvre étudiante s’approcha et se retrouva couchée sur les genoux de Max. Sans hésitation, celui-ci retroussa la jupette et baissa la culotte pour faire apparaître le magnifique séant très provisoirement pâle…

Les claques s’abattirent en cadence. Petit à petit, les fesses prenaient de la couleur. Léa restait stoïque, les mains appuyées sur la feuille et le stylo que Max avait posés. Le joli postérieur était maintenant bien rouge. Max eut pitié d’elle et s’arrêta .

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« Tu l’as bien méritée , celle-là, Léa ! Une bonne fessée cul nu, bien cuisante !

- Bien cuisante ? Ah bon ? J’ai même pas mal aux fesses, alors ! répliqua effrontément l’impudente.

- Ah oui ?? Attends, je vais arranger ça ! »

 

Max était piqué au vif. Il se mit à claquer avec une vigueur redoublée le derrière de Léa. Sûr que le bruit devait résonner dans tout l’institut ! La pauvre étudiante commençait à se tortiller. Ses fesses arboraient maintenant une teinte rouge vif, mais Max ne se laissait pas impressionner. Imperturbablement, il poursuivait sa besogne. Lorsqu’il commença à sentir que sa main était brûlante, il releva sa victime et l’envoya au coin. Il reprit son stylo rouge et ramassa la feuille qu’il posa machinalement sur son bureau. Quelque chose avait attiré son œil … mais quoi ?

 

Il reprit la feuille et l’examina attentivement : il avait écrit le nombre de fautes, et maintenant il voyait que le 7 avait été maquillé en un 0.

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Il se précipita pour ouvrir son deuxième tiroir et en sortit son martinet avec la ferme intention de s’en servir sur le champ , mais une douleur lui rappela que sa sciatique n’était pas tout à fait guérie.

Il posa l’instrument sur son bureau et appela l’étudiante :

« Tu peux te rhabiller et retourner en classe Léa. »

Elle obéit, remonta sa culotte sur ses fesses endolories et rajusta sa jupette. Elle dirigea vers la porte, mais Max la rappela :

« Tu reviendras me voir, ce soir quand tes fesses auront reblanchi… La falsification sur ta feuille fera l’objet d’un petit recadrage au martinet ! »

Elle se retourna, aperçut l’objet sur le bureau, fronça les sourcil, et tira la langue.

Et sans un mot, elle sortit…

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01 mai 2016

Max en a plein le dos !!!

Une matinée calme comme Max les aime ! Il parcourt les couloirs de l’Institut pendant que tous les étudiants sont en cours. Ils ont l’air bien studieux, ce matin : pas un bruit, à peine le son feutré de la voix sereine des professeurs qui prêchent la bonne parole !  Max savoure son plaisir. Il envisage l’avenir avec optimisme

Quoique … au bout du couloir, la classe de latin semble particulièrement agitée : brouhaha, gloussements, éclats de rire…

Max s’approche. Que se passe-t-il ? Encore du chahut dont Charlotte (à la fois enseignante et présidente de la fondation) serait la victime ?

Il pose sa main sur la poignée, prêt à intervenir et, par sa seule présence, imposer le silence .

Mais au dernier moment, quelque chose l’en empêche : il a reconnu le rire qui domine tous les autres et ce n’est pas un rire d’étudiant… c’est le rire de Charlotte !

Il hésite, regarde à droite, à gauche… le couloir est bien vide. Il se penche et met l’œil à la serrure.

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Il voit l’enseignante bien campée face à sa classe, et surtout, il l’entend !

« … moi , dans cet Institut, je suis un électron libre ! Max, il est à ma botte ! Il sait bien que s’il ne file pas doux, je le fesse ! Je lui donne des graines et il me mange dans la main ! »

Pas beaucoup de latin dans ce discours, mais il a le mérite d’être entendu des étudiants si l’on en juge par le volume des rires qui ponctuent chaque fin de phrase de Charlotte !

Pour Max, c’en est trop ! Il est temps d’intervenir et de remettre tout le monde au pas ! Il se redresse d’un coup et …

Aïe !

Une violente douleur dans le dos ! Il pousse un cri, s’effondre par terre en gémissant !

La porte s’ouvre, Charlotte apparaît, suivie de quelques étudiants… La douleur est trop forte, il n’entend pas ce qu’on lui dit, il sent qu’on le relève, mais il ne tient pas debout … On le traîne jusqu’à son bureau, on l’assoit sur son sofa… il avale un verre d’eau . Il annone un merci...

« Eh bien , Max, qu’est-ce qui t’est arrivé ?

- Je … je refaisais mon lacet, et… crac !

- Une chance que tu étais près de la porte et qu’on t’ait entendu crier…

- Oui, le hasard .. Maintenant, ça va, c’est passé, vous pouvez me laisser.

- Tu es sûr, Max ? s’inquiète Charlotte

- Oui oui ! Allez ! Retournez en cours ! »

Les étudiants disparaissent. Charlotte reste seule et demande :

« Tu peux te lever ?

- Sans problème ! Regarde ! »

Il tente de se mettre debout, mais il pousse un cri et se rassoit aussitôt. Charlotte se saisit du téléphone. Il l’entend parlementer quelques secondes. Elle raccroche.

« Ne bouge pas ! Le docteur arrive. Moi, je retourne en classe ! »

 

« Une belle sciatique ! »

Le diagnostic du médecin  est assené impitoyablement !

«  Du repos ! Voilà ce qu’il vous faut. De toute façon , vous vous apprêtiez à  prendre la bonne décision, m’a-t-on dit ?

- Quelle décision ?

- Votre collègue, la présidente de la fondation , m’a mis dans le secret… Vous avez raison : vous arrivez à un âge où il faut penser à sa succession. Finis les soucis, finies les douleurs !

- Mais … qu’est-ce qu’elle vous a dit exactement ?

- Rassurez-vous ! Je resterai discret. Elle se préoccupe beaucoup de votre santé. Elle m’a parlé de vos difficultés à gérer cet établissement, de votre problème d’autorité aussi bien sur vos étudiants que sur vos enseignants… Elle a bien analysé la situation et se déclare prête à prendre la relève. Vous voyez ? Vous n’aurez aucun problème pour passer la main…

- Ah oui ! Je vais la passer, la main, tiens ! Aïe !

- Restez assis ! Du calme et du repos ! Je repasserai d’ici quelques jours ! »

Et Max reste seul, immobilisé sur son sofa.

Les jours passent… Il a beaucoup de mal à se déplacer. Il arrive épuisé à son bureau le matin. Seule la position assise est à peu près supportable. Lorsqu’il en a assez d’être dans son fauteuil, il rejoint le sofa, puis retourne au fauteuil. L’Institut est devenu très bruyant, il entend du chahut dans le couloir jusque devant son bureau, ce qui ne se produisait jamais auparavant. De temps en temps, la secrétaire vient lui faire un petit rapport, mais il sent bien qu’elle ne lui dit pas tout. Il lui fait part de ses interrogations.

« Ne vous inquiétez surtout pas Monsieur Max ! On vous laisse vous reposer. Inutile de vous fatiguer davantage. Madame Charlotte s’occupe de tout. »

Et elle sort avant même qu’il ait le temps de répliquer. Il veut la rejoindre, se traîne jusqu’à la porte… se décourage et retourne s’asseoir.

Il broie du noir… la déprime… le burn-out en ligne de mire ! Charlotte a raison : il n’est plus bon à rien !

On frappe à sa porte.

Il est devenu un poids mort. On l’oublie. Bientôt, on effacera même son souvenir.

On frappe une nouvelle fois à sa porte.

A quoi bon venir tous les matins s’enfermer dans son bureau ? Il ferait mieux de partir dans une maison de repos pour y attendre la mort…

On frappe une troisième fois, avec un peu plus d’insistance.

Cette fois, il réagit :

«Non ! Je ne veux voir personne ! Laissez-moi tranquille ! Je veux souffrir seul ! … »

La porte s’entrouvre cependant. Max voit apparaître des visages connus : Léa et Fanny.

« Qu’est-ce que vous voulez ?

- Monsieur Maxou, dit Léa en entrant, nous sommes venues vous témoigner notre sympathie.

- Oui, Monsieur Maxouille, renchérit Fanny, vous dire qu’on vous aime bien , malgré tout ! »

Pour la première fois depuis longtemps, un sourire apparaît sur le visage du directeur.

« C’est très gentil, les filles. Je suis très touché. Maintenant, si vous pouviez me laisser …

- Non, Monsieur Maxou, on a autre chose à vous dire.

- Quoi donc ?

- On a besoin de vous, Monsieur Maxouille ! Il ne faut pas vous laisser aller comme ça !

- Il faut réagir enfin ! Vous n’allez pas vous laisser faire !

- Vous voyez dans quel état je suis ! Je tiens à peine debout ! Et puis, Charlotte est là, elle a pris les choses en mains !

- Parlons-en justement, monsieur Maxouille. Voyez ce que mesdames Charlotte et Myrtille ont affiché dans leurs salles de classe ! »

Et Fanny sort de son cartable une feuille qu’elle déplie et pose sur le bureau.

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- Il faut que vous ayez une explication avec elle, monsieur Maxou ! D’urgence.

- Vous avez raison ! rugit Max. Merci de votre intervention ! En sortant, dites à ma secrétaire qu’elle m’envoie Charlotte de toute urgence ! … Elle va le sentir passer, foi de Max !

- Bravo, monsieur Maxou !

- Super, Monsieur Maxouille !

- Et arrêtez de m’affubler de ces sobriquets ridicules ! Mon nom est Max, Professeur Max !!! »

Les deux étudiantes sortent en gloussant. Max se lève de son fauteuil. La douleur est là, bien présente, mais il se force à rester debout, la main appuyé sur son bureau, les yeux rivés sur la porte.

De longues minutes s’écoulent… la douleur devient insoutenable. Il grimace. Il est sur le point de retourner s’affaler sur son fauteuil.

Puis soudain la porte s’ouvre en coup de vent et Charlotte fait irruption !

« Max ! Qu’est-ce que tu fais debout ? Ce n’est pas prudent ; assieds-toi ! Et vite !

- Mais bien sûr, Charlotte. Allons nous asseoir ! Ce doux sofa nous tend les bras."

Et joignant le geste à la parole, il la prend par la main et l’entraîne sur le sofa … Sauf qu’au lieu de l’asseoir, il la couche sur ses genoux !

« Eh ! Max ! Qu’est ce que tu fais ?

- Je vais te fesser , Charlotte !

- Mais… je ne veux pas !! Aïe ! »

Les claques s’abattent sur les fesses de Charlotte, pour l’instant relativement protégées par un jean épais.

Max soudain est devenu très volubile.

« Alors, comme ça, on est un électron libre, hein ? on veut me fesser ? me faire manger dans la main ?

- Max, enfin, un peu d’humour… Eh, ne baisse pas mon jean !

- Mais si, je baisse ton jean ! Alors comme ça, j’ai un problème d’autorité ? sur les étudiants, sur les profs ?

- Si on ne peut plus plaisanter… Ah non ! Pas ma culotte ! Laisse-la tranquille ! Max ! C’est un ordre !

- Oh zut, trop tard ! … Je suis désolé ! Maintenant qu’elle est baissée, je ne vais quand même pas la remonter…

- Max ! ça suffit !

- Alors comme ça , on veut prendre ma place, hein ? On me caricature en vieillard impotent ?

- Bon, je vais tout t’expliquer …

- Qu’est-ce que tu dis ? je n’entends pas à cause du bruit des claques ! »

Les fesses de Charlotte commencent à prendre de belles couleurs, maintenant. Elle ne dit plus rien, semblant prendre son mal en patience ! Et Max, claque, claque et reclaque !

Il la lâche soudain.

« Au coin !

- Au coin, moi ? Certainement pas !

- Mais si Charlotte . Tiens, à genoux sur le canapé, tu seras très bien ! »

Elle s’exécute en maugréant, tandis que Max se relève prudemment. Il se sent mieux… nettement mieux ! La douleur n’a pas totalement disparu, mais il marche normalement. Il s’assoit négligemment sur le rebord de son bureau.

Charlotte puniie

« Je peux t’expliquer, maintenant ? demande-t-elle de sa toute petite voix.

- M’expliquer quoi ?

- Je n’ai jamais voulu prendre ta place ! C’est le docteur qui m’a dit qu’il fallait provoquer chez toi une réaction pour que tu ne te laisses pas aller !

- Ben voyons…

- Alors, nous nous sommes tous réunis, les étudiants, les enseignants, le personnel pour élaborer un plan !

- Un plan ?

- Oui, des rumeurs comme quoi je voulais prendre ta place… ta secrétaire qui faisait semblant de te cacher des choses, les deux étudiantes qui t’ont montré une fausse affiche… Et tu as finis par réagir, vigoureusement !

- Quoi ?!! Tout ça pour ça ! Mais quelle bande de chipies enragées !

- J’ai deux petites requêtes, Max, s’il te plaît …

- Lesquelles ?

- La première : est-ce que je peux remonter ma culotte et quitter ce sofa ?

- Bon, admettons … » 

Charlotte se rajuste et fait maintenant face à Max.

« La deuxième : un petit merci serait apprécié ! »

Max la regarde et sourit à nouveau :

« Merci Charlotte ! Grâce à toi, je me sens nettement mieux ! »

 

 

 

 

 

 

 

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