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Institut du Professeur Max
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15 juillet 2015

Dure journée pour Max!

Il y a des matins comme ça où il vaudrait mieux ne pas se lever, dit le dicton populaire . Pourquoi tous les ennuis se donnent-ils rendez-vous au même moment ?

Ouverture du courrier : ça commence par une lettre d’insulte :

« Tu nous casses les couilles, vieux frustré, avec ton institut de merde … » Max ne prend pas la peine de lire la suite et jette le tout à la corbeille.

Deux minutes plus tard, irruption du professeur de lettres.

« Monsieur le directeur, ce n’est plus possible !

- Qu’y a-t-il, Monsieur Roncheux ?

- Les élèves sont insupportables, insolentes, effrontées, impudentes, irrespectueuses, impertinentes, irrévérencieuses, provocatrices, arrog…

- Calmez-vous, Monsieux Roncheux.

- Je ne peux plus enseigner dans ces conditions, je démissionne !

- Monsieur Ron…

- Non non, j’ai pris sur moi, j’ai tout supporté : les bagarres entre Dorothée et Margot, les caprices de Lisette, les colères de Luciana, le sale caractère d’Angéla, je vous en passe ! Mais cette fois, la coupe est pleine ! Je craque !

- Monsieur Roncheux, vous êtes un éminent professeur…

- C’est exact.

- Le meilleur, sans aucun doute ! Et je ne souhaite pas vous voir partir. Je vais vous aider. Que se passe-t-il ?

- Léa et Mylène !

- Léa ? Encore en train de faire le clown ?

- Non ! Elle n’est pas drôle du tout ! Monsieur le directeur, ça fait plus d’une semaine qu’elle a à apprendre une fable de La Fessaine ! Je lui ai demandé de la réciter : elle ne la sait pas ! Elle se moque de moi !

- D’accord ! Je vais m’en occuper ! Et Mylène, c’est la fable aussi ?

- Non ! Elle, c’est l’orthographe ! Vous savez ce qu’elle m’a fait?

- Non.

- Dans son devoir, elle a écrit : j’ai un contentieux avec l’orthographe.

- Bon. Il n’y a peut-être pas de quoi …

- Contentieux avec un c !

- Pardon ?

- Elle a écrit contentieux avec un c au lieu d’un t ! C’est de la provocation, Monsieur le directeur ! Elle l’a fait exprès, j’en suis sûr ! Je lui ai donné une punition, une petite punition de rien du tout, 15 fois… Eh bien je l’attends toujours ! Depuis une semaine !

- C’est inadmissible, je vous l’accorde. Monsieur Roncheux, vous allez retourner en classe et m’envoyer immédiatement ces deux étudiantes.

- Merci, Monsieur le Directeur.

- Allez, dépêchez-vous, vous avez un cours à assurer. »

Monsieur Roncheux parti, Max poussa un long soupir et ferma les yeux… pas longtemps. Quelques coups brefs à la porte le tirèrent de sa torpeur.

Max fit entrer Léa et Mylène, se rassit et les regarda sans rien dire.

« On peut s’asseoir, Monsieur le Directeur ? demanda Mylène.

- Non. Vous savez pourquoi vous êtes là ?

- Pas du tout, Monsieur Maxou. répondit Léa.

- Je m’appelle Max, Léa… Votre professeur de lettres est très mécontent de vous ! »

Les deux étudiantes ouvrirent de grands yeux étonnés et s’entre-regardèrent comme pour se demander mutuellement une explication.

« Léa, tu n’as pas appris ta fable !

- Si, Monsieur Maxou, je l’ai apprise… mais elle est dure !

- Mylène, tu n’as pas fait la punition demandée par Mr Roncheux !

- Quelle punition ? Celle-là ? »

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Elle posa son cahier ouvert sur le bureau.

« Pourquoi ne l’as-tu pas remise dans les temps à ton excellent professeur ?

- Excellent, faut peut-être pas exagérer…

- Si si, excellent, j’insiste ! De toute façon, je n’en ai pas d’autres. Votre comportement à toute les deux est inqualifiable ! A cause de vous, Monsieur Roncheux est au bord du burn-out ! Vous n’avez pas honte ?

- …

- Moi, j’ai honte pour vous ! Vous méritez une bonne fessée ! »

Les deux fautives baissèrent la tête sans répondre.

« A genoux sur le canapé ! »

Elles obéirent sans protester.

« Jupes relevées et culottes baissées ! »

Ensemble, presque à l’unisson, elles firent ce que Max leur demandait. Il s’approcha, posa sa main gauche sur le dos de Léa et commença à lui frapper vigoureusement les fesses…

Et c’est à ce moment-là que le téléphone sonna.

« Une seconde, Léa… je reviens.

- Je vous en prie , Monsieur Maxou, prenez votre temps. »

Dure_journ_e

Max décrocha.

« Bonjour Max, c’est Charlotte. »

Charlotte de Langeais, la présidente de la Fondation pour l’Enseignement des Sciences Sociales et l’Education Emancipatrice, principal bailleur de fonds de l’Institut.

« Je ne vous dérange pas ?

- Pas du tout, Charlotte… que puis-je pour vous ?

- Je ne vais pas y aller par quatre chemins, Max : j’envisage d’arrêter de subventionner votre institut.

- Mais Charlotte ? Que se passe-t-il ?

- Des rumeurs… persistantes… font état de mauvais traitements envers vos étudiantes.

- Euh… une minute, Charlotte… Je vous reprends tout de suite. »

Max se retourna vers les deux étudiantes :

« Bon… Vous pouvez vous reculotter et retourner en cours; ça ira pour cette fois .

- Beh ! Et ma fessée ? protesta Mylène.

- Je t’en fais grâce. Tu as fait ta punition, c’est bon.

- Merci, monsieur Maxou. s’écria Léa en se rajustant.

- Je m’appelle Max, Léa ! Je te demande de t’en souvenir !

- Bien sûr ! Je suis désolée, Monsieur Maxou.

- Allez, dépêchez-vous d’aller en cours ! »

Une fois la porte refermée derrière elles, Max reprit le téléphone.

« Charlotte, je ne comprends pas. Il doit s’agir d’un énorme malentendu.

- Je ne crois pas, Max. Vous auriez fessé une jeune femme sans motif.

- Moi ? Certainement pas ! Cette jeune femme, dont j’ignore l’identité, vous a menti.

- Ce n’est pas elle qui vous accuse , Max.

- C’est qui, alors ?

- C’est vous-même, Max. Vous avez avoué.

- Qu’est-ce que c’est que cette histoire ?

- Vous vous êtes confessé à un prêtre. Pour des raisons que je n’ai pas à vous dévoiler, il se trouve que ce prêtre n’a aucun secret pour moi.

- Pas même le secret de la confession ? Je croyais …

- Eh oui, Max, on ne peut faire confiance à personne… C’est malheureux. »

Max était anéanti. Si la Fondation ne renouvelait pas sa dotation, il n’avait plus qu’à mettre la clé sous la porte.

« Ecoutez Charlotte, ne prenez pas une décision, à la légère. Il doit y avoir moyen de s’arranger…

- S’arranger ? Vous croyez que vous pouvez m’acheter ?

- Pas du tout Charlotte ! Je n’y pensais même pas. Mais réfléchissez un peu : si vous arrêtez de nous subventionner, ce n’est pas moi que vous punissez, ce sont tous les étudiants !

- Vous avez raison : c’est vous qui devez être puni, vous seul !

- Oui, Charlotte.

- Je vais donc vous punir moi-même… avec mes petites mains : je vous attends à mon bureau, le mois prochain, dès mon retour de vacances.

- Mais  euh…

- Nous avons un contentieux à régler, Max, un sérieux contentieux.

- Un contentieux… oui, avec un T.

- Avec un thé ? Et des petits fours, aussi ?

- Non, je… excusez-moi…

- Dans un mois, Max. Je compte sur vous ! »

Max voulut ajouter quelque chose, mais son interlocutrice avait raccroché.

Dure journée.

 

 

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Commentaires
L
Jespere que tu lui a mis son compte mdrrrrrr
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L
Ah bon chippinette ta eu cette chance de rougir les fesse de l'affreux max
Répondre
C
moi je les ai vues les fesses rouges du professeur Max, mouahahahahaha
Répondre
L
Tu reve un peu maxouille
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P
Ah si c'est pour me payer un gueuleton, :) pas de souci ! Merci !
Répondre
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