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Institut du Professeur Max
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1 juillet 2021

Portraits d'étudiantes

En cette fin d'année scolaire, il est important de rendre hommage à nos étudiantes sans lesquelles l'Institut n'aurait pas lieu d'être.

L’Ambitieuse Indisciplinée

Lady d'Arc

Cette étudiante, enthousiaste et déterminée, a décidé à son tour d’embrasser la carrière ô combien passionnante de professeuse à l’Institut. Il va de soi que je ne peux qu’encourager cette vocation… Que dis-je, cette vocation ? Ce sacerdoce !  Mais pour atteindre cet objectif ambitieux, il est impératif de s’astreindre à une discipline rigoureuse . Et notre étudiante sait qu’elle peut compter sur le professeur Max pour l’accompagner tout au long de son parcours. Notre jeune amie, ambitieuse mais encore indisciplinée, a parfois besoin d’être recadrée pour mener à bien sa mission.

 

La Supervilaine

Lio01

C’est une de nos plus anciennes étudiantes. Très assidue, elle a besoin d’être rappelée régulièrement à l'ordre. Sinon, elle aurait vite tendance à se laisser aller à des pulsions dont la puérilité n’a d’égale que la facétie. Mais elle a conscience qu’on ne la laissera pas s’aventurer sur ce terrain semé d’embûches ! L’Institut est un lieu sécurisant pour notre Supervilaine.

 

La Douce Impertinente

Marie01

Quand vous la voyez, toute en douceur et conciliante, vous auriez tendance à lui donner le bon point sans qu’on fesse… Funeste erreur ! Car elle a tendance à tirer sur la corde pour tester vos limites. Mais à l’Institut, nous savons nous montrer à l’écoute pour pouvoir réagir au plus vite et au plus près des besoins. Et notre Impertinente, petit à petit, commence à en prendre conscience.

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1 avril 2021

Incroyable !

Tout peut arriver , il ne faut jamais perdre espoir !

Deux étudiantes de l'Institut, et non des moindres, ont aujourd'hui pris l'engagement solennel de :

- respecter scrupuleusement le réglement

- renoncer aux insolences

- s'adresser avec respect aux enseignants 

- adopter en toutes circonstances un langage soutenu et châtié

- et j'en oublie...

 

Au nom de l'Institut, je tiens à féliciter et encourager Mlles M.A. et Vilainiza dans cette voie.

Et je vous inscris au tableau d'honneur! 

Poisson d'avril

 

29 mars 2021

Ciao Waldo

29 octobre 2019

Remettre les pendules à l'heure

Tous les ans, à l’Institut ; c’est le même rituel lors du dernier week-end d’octobre.

Il faut, au milieu de la nuit, se lever et reculer toutes les pendules d’une heure.

A l’internat, deux étudiantes sont chargées de modifier les pendules dans chaque dortoir. C’est une opération délicate, car il s’agit d’effectuer ces changements dans le plus grand silence pour ne pas réveiller les autres étudiantes.

Max prend le temps le samedi après-midi de briefer les deux étudiantes responsables afin de s’assurer que tout va bien se passer.

Et tout se passe bien.

Enfin, tout s’était bien passé les années précédentes.

Car cette année, les deux étudiantes responsables étaient Vilainiza et M.A.

Et, à cinq heures du matin, Max était réveillé en sursaut par un concert inattendu en provenance des dortoirs. Toutes les pendules affichaient sept heures… et tous les réveils avaient été réglés pour sonner à 7 heures … un dimanche matin !

Dans toutes les chambres, ça protestait, ça grognait , ça vociférait !

Toutes ?

Non.

Dans la chambre n° 26, ça s’esclaffait !

Max, encore un peu endormi, entra dans la chambre. Les couettes étaient secouées d’éclats de rire contenus.

« Mesdemoiselles Vilainiza et M.A ! Pouvez-vous me dire ce que c’est que ce bor.. ce bazar ?

- Nous avons bien reculé les pendules et les réveils comme vous nous l’aviez demandé,Monsieur Max, répondit M.A. en pouffant

- Mais vous ne nous aviez pas dit s’il fallait reculer à droite ou à gauche, renchérit Vilainiza. Et comme à 6 heures, on était en plein milieu, alors on à tiré à pile ou fesse. »

Accablé, Max s’assit sur le lit et fit signe aux deux impertinentes.

« Je crois, dit-il, qu’il est temps de remettre les pendules à l’heure ! »

Explications

Après quelques explications appuyées, mesdemoiselles M.A. et Vilainiza furent envoyées rectifier leurs erreurs.

Explications2

Moralité :

Le dernier dimanche d’octobre, si on voit six heures,

6h

c'est qu’il est cinq heures !

5h

31 mai 2020

Déconfinement

Eh bien, nous y voilà !

Plus aucune zone rouge sur notre territoire.

Zone blanche

Tout y est désespérément blanc.

Dans le cadre du déconfinement, il est temps que l’activité claquonomique reprenne pour redonner des couleurs à nos étudiantes!

Réouverture imminente de l’institut avec masques et gel à disposition, prise de température, service en terrasse dès le 2 juin...

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2 février 2020

Homologation

L'homologation est la certification de la conformité d'un matériel à une norme ou à une réglementation. Elle a pour finalité de garantir au pédagogue que le matériel qu'il utilise correspond à ce qu'il est en droit d'en attendre.

le Maxtinet

En l’occurrence, il s’agissait d’homologuer le nouvel outil pédagogique de l’Institut : le maxtinet, un martinet adapté au public particulier de l’Institut.

C’est Mlle Vilainiza qui s’est chargée personnellement de cette homologation.

Comment a-t-elle procédé ? Très simplement !

Elle a nuitamment versé du sucre dans les chaussons du proviseur.

L’effet ne s’est pas fait attendre…

Homol1

Mlle Vilainiza peut donc aujourd’hui garantir la conformité du matériel susnommé !

Homol2

1 janvier 2020

Voeux 2020

Eh bien, nous y voilà !

Les douze coups de martinets ont retenti, symbolisant la fin de cette journée de la Saint-Sylfesse, et, par là-même de l’année 2019.

Bonnannée

Les étudiant(e)s et les enseignant(e)s de l’Institut se joignent à moi pour vous souhaiter la meilleure année 2020 possible !

Que chacun(e) puisse réaliser ses désirs, sans tabou, pour partager les plaisirs de la vie, avec comme seules limites le respect et le consentement mutuel.

Voeux 2020

20 novembre 2019

J'peux pas : j'ai fessée !

Enfin… J’ai Fessées Mag !

Fessées Mag, sauf erreur de ma part, doit être aujourd’hui le plus ancien forum actif consacré au sujet qui nous rassemble.

Son activité s’était ralentie ces derniers mois, notamment pour des raisons de mise en sommeil de l’hébergeur.

Alors ? Mort, Fessées Mag ?

Non ! Bien sûr que non!

Tel le phénix, Fessées Mag renaît aujourd’hui de ses cendres chez un nouvel hébergeur sous l’impulsion dynamique des administratrices !

Le nouveau Fessées Mag, comme l’ancien,  est ouvert à toutes et à tous sans discrimination : chipies, chenapans, fesseuses, fesseurs… dans toutes les combinaisons possibles.

Medley2

Une seule obligation, mais incontournable :  le respect mutuel.

Pour s’inscrire, se présenter et participer, c’est par ici :

https://fesseesmag.forumactif.com/

21 février 2019

Le handball

Le handball est un sport qui se joue aussi bien en intérieur qu’un extérieur. Il a l’avantage de pouvoir se jouer sur un terrain de surface réduite .

65902509terrain-handball-1-jpg

Il nécessite une certaine vigueur dans le bras, car c’est toujours la main qui est en contact avec le ballon.

Handballmax

On n’utilise pas n’importe quel ballon, ! Un ballon dans un cuir d’excellente qualité, bien tanné, donnera les meilleurs rebondissements.

ballon-de-handballIPM

Attention : il ne faut pas garder le ballon en main plus de 3 secondes. Mais il est possible de dribbler sans limitation.

Le match dure environ 60 minutes avec une pause au milieu… Néanmoins il peut toujours y avoir des prolongations, si nécessaire ...

10 février 2019

Rejoignez l'Institut!

A l'heure où nous examinons les candidatures pour la rentrée prochaine, il nous semble utile de rappeler la dimension généraliste des enseignements dispensés dans notre Institut.

Nos étudiantes acquièrent des compétences solides dans des domaines aussi variés que

- L'histoire de l'Art

Hist art

- Les mathématiques

tableau-maths

- La géographie

Géographie

- L'apprentissage de la natation

Natation

- ...

Grâce à l'accompagnement du corps enseignant, elles s'épanouissent et se perfectionnent dans tous les domaines.

Il reste encore quelques places. N'hésitez pas à nous adresser vos lettres de motivation pour candidater. Elles seront toutes examinées avec l'attention qu'elles méritent... Et elles méritent ! 

 

1 juin 2018

La boudeuse

En jean et marinière

Entretienboudeuse

Elle regarde ailleurs

Elle est debout

On l’interroge

Mais elle ne répond pas

Soudain elle se retrouve

Couchée

Sur les genoux du professeur

Son pantalon baissé

Et sa culotte aussi

Mais malgré les claquements

Malgré la douleur cuisante

Elle gardera le silence

Et restera prostrée

Les fesses brûlantes

Sur le canapé

La tête enfouie dans les coussins

Jusqu’à ce que tout à coup

D’une petite voix plaintive

Elle réclame

Une glace à la vanille

jlcn

 

23 octobre 2018

De l'usage des sobriquets (3)

Bien sûr, il a fallu argumenter, expliquer, analyser, mettre en perspective...

Bien sûr, cela n'a pas été sans remise en cause, sans souffrance, sans douleurs...

Amisasourillante

Mais, au prix des efforts du corps enseignant et de la réactivité du corps des étudiantes,  la pédagogie a fini par trompher!

Et nos étudiantes effrontées ont fini par prendre conscience de leurs errements, convenir de leurs erreurs de comportement et promettre de s'amender à l'avenir!

12 février 2018

Vilaines...

CDV

Quelquefois
Chipies
Elles me défient
Me font la vie
Sacrées chipies...

Quelquefois
Si tristes
Que ce qui existe
Longtemps résiste
Longtemps résiste...

Vilaines... Je vous aime
Vilaines... Je vous aime
Je ne vous connais  pas faciles
Je ne vous connais que fragiles
Parfois dociles
Toujours subtiles

Quelquefois
Rebelles
Et pourtant si frêles
Oh oui... Si frêles
Mais tellement belles...

Souvent
Audacieuses
Vraiment courageuses
Un peu honteuses
Mais merveilleuses

Vilaines... Je vous aime
Vilaines... Je vous aime
Pour tout cela, je vous respecte
Et pardon d’être si direct
Je vous adore
Un peu trop fort…

Vilaines... Je vous aime
Vilaines... Je vous aime
Recevez toute ma tendresse

Puisqu’il le faut, je le confesse :
Je vous admire
J’ose le dire
Vilaines...

Karaoké Femmes... je vous aime - Julien Clerc *

20 avril 2017

L'histoire dont vous êtes l'héroïne !

1. Cette fois ça y est ! Vous ne pouvez plus reculer … Vous êtes face à la porte du bureau directorial… Vous hésitez encore, mais vous savez que vous n’avez plus le choix. Alors, timidement, vous frappez… doucement, discrètement.

Toc Toc

Pendant quelques centièmes de secondes vous caressez l’idée que peut-être, il n’y a personne, que vous pourrez finalement tourner les talons et vous en allez… tranquillement.

« Entrez ! »

La voix est forte, calme mais autoritaire.

 

Vous choissez d’entrer, allez au paragraphe 3.

Vous choisissez de repartir, allez au paragraphe 2.

 

2. Vous faites demi-tour et vous commencez à vous éloigner à pas de loup. Vous entendez la porte s’ouvrir.

« Bonjour ! Où allez-vous comme ça ? Entrez ! Et dépêchez-vous, je vous attends ! »

Allez au paragraphe 3

 

3. Vous entrez dans le bureau jaune. Sur le mur de droite, un pupitre fait face à un petit tableau noir. A gauche, un canapé avec quelques coussins. En face de vous, un petit bureau, sur le petit bureau, un martinet négligemment abandonné, et derrière le petit bureau, assis, le directeur de l’Institut.

Il vous regarde approcher, d’un air sévère.

« Vous savez pourquoi vous êtes ici? »

Si vous répondez oui , allez au paragraphe 5

Si vous répondez non, allez au paragraphe 4

 

4. « Eh bien, vous n’allez pas tardez à le savoir ! »

Allez au paragraphe 5

 

jedroldm

5. « Je crois que vous avez une enveloppe pour moi ?

Vous acquiescez.

« Et vous attendez quoi pour me la donner ? »

En esquissant un petit sourire de contrition, vous lui tendez l’enveloppe.

Il s’en saisit, et l’ouvre proprement. Vous en profitez pour regarder ses mains : elles sont puissantes et précises. Vous les imaginez déjà en action et vous sentez des fourmillements au creux des reins.  Il ajuste ses lunettes et prend connaissance du contenu en hochant la tête. Il pose la feuille sur son bureau et vous regarde d’un air consterné.

Vous vous tortillez nerveusement  dans l’attente d’un verdict qui ne vous laisse guère de doutes.

« Ce que je viens de lire est assez explicite : il est question d’écarts de conduite, d’insolence, d’impertinence, d’effronteries, de gamineries, de caprices réitérés , et j’en oublie !

- Mais…

- Permettez ! Je ne vous ai pas donné la parole. Je suppose que vous vous doutez de la punition qui vous attend ? »

Si vous répondez oui , allez au paragraphe 7

Si vous répondez non, allez au paragraphe 6

 

6. « Vous allez recevoir une fessée, mademoiselle ! Une bonne fessée pour vous punir de vos débordements. Une fessée, dont, je l’espère, le souvenir vif et cuisant vous aidera à ne pas retomber dans ces travers puérils ! »

Allez au paragraphe 8

 

7. « Alors, dites-le !

- …

- Je n’ai pas entendu ! »

La mort dans l’âme, vous parvenez à articuler « Une fessée ? » d’un ton plaintif.

Il sourit pour vous montrer qu’il est satisfait de votre réponse. Et il poursuit :

Allez au paragraphe 6

 

8. Il se lève et se dirige vers le canapé. Il s’assoit  et tapote ses genoux en vous regardant.

Vous acceptez le sort qui vous est destiné, allez au paragraphe 10.

Vous tentez d’argumenter, allez au paragraphe 9.

 

Travail pour les étudiants : écrire les paragraphe 9, 10 et plus si t'as fini tôt.

Merci

 

 

 

1 mai 2017

Joli mois de mai

Voici le mois de mai
Où les fleurs volent au vent
Voici le mois de mai
Où les fleurs volent au vent
Où les fleurs volent au vent
Si jolies mignonnes
Où les fleurs volent au vent
Si mignonnement

jlimsdird


La fille du borgne s'en va
S'en va les ramassant
La fille du borgne s'en va
S'en va les ramassant
S'en va les ramassant
Si jolies mignonnes
S'en va les ramassant
Si mignonnement

Elle en ramasse tant
Qu'ça plaît aux mécontents
Elle en ramasse tant
Qu'ça plaît aux mécontents
Qu'ça plaît aux mécontents
Si jolies mignonnes
Qu'ça plaît aux mécontents
Si mignonnement

mgtngrd



Si vous ne m’aimez pas
Z’avez qu’à voter blanc
Si vous ne m’aimez pas
Z’avez qu’à voter blanc
Z’avez qu’à voter blanc
Si jolies mignonnes
Z’avez qu’à voter blanc
Si mignonnement

Tenez tenez dit-elle
Tenez voici d’l’argent
Tenez tenez dit-elle
Tenez voici d’l’argent
Tenez voici d’l’argent
Si jolies mignonnes
Tenez voici d’l’argent
Si mignonnement

Vous n’en aurez plus guère
Quand je s’rai présidente
Vous n’en aurez plus guère
Quand je s’rai présidente
Quand je s’rai présidente
Si jolies mignonnes
Quand je s’rai présidente
Si mignonnement

19 septembre 2016

Cauchemar pour Max!

Ce matin-là, Max accueillait une nouvelle étudiante dans son bureau. Il lui expliquait le règlement de l’institut en insistant particulièrement sur l’importance de la tenue vestimentaire. Mais soudain, en plein milieu de son explication, il fut dérangé par une série de coups frappés à la porte...

Max n’aime pas être dérangé pendant une leçon ; aussi choisit-il d’ignorer l’importun et de poursuivre comme si de rien n’était.

ProfMaxNouvellélève123

Malgré cela, il vit la porte s’entrouvrir lentement et la silhouette d’Annouk, sa secrétaire apparut sur le seuil. Elle était suivie de Marcel le gardien, de madame Charlotte, la présidente du conseil et de Monsieur Griselit, le surveillant général. C’est ce dernier qui prit la parole.

« Nous avons un petit souci, Max, monsieur Roncheux, le professeur de français…

- Oui, quoi, qu’est-ce qu’il a, Roncheux ?

- Oh ! C’est affreux, Monsieur Max ! je ne sais pas comment vous l’annoncer ! gémit la secrétaire.

- Il est mort ?"

Quelques secondes de silence...

" Pire que ça , Monsieur Max : il a craqué ! grommela Marcel

- Craqué ? Roncheux ? Un enseignant chevronné !

- Hélas ! répondit M. Griselit, dépression nerveuse, burn-out, on ne sait pas exactement… Il n’a pas supporté de prendre cette classe de 10ème année dès la rentrée ! Il a envoyé un certificat médical et une lettre de démission !

- Et en attendant, intervint Charlotte, il n’y a personne pour prendre la classe ce matin ! Et ça, ce n’est pas possible, tu le sais bien, Max !

- Et toi, Charlotte, tu pourrais peut-être …

- C’est hors de question, Max ! J’ai le conseil d’administration à préparer, des versions à corriger, et les 10ème années, non merci !

- Donc c’est Max qui s’y colle ? Merci, sympa ! C’est la pire de l’Institut, cette classe de 10ème année ! Un vrai cauchemar … D’accord, je m’en occupe, mais toi, tu finis d’expliquer le règlement à cette jeune Lady ! »

 

La mort dans l'âme, Max a laissé son bureau à Charlotte. Il entame maintenant sa lente progression vers le lieu de son supplice…

Il approche, pourtant. La salle 10 est au bout du couloir. Normalement, il devrait déjà entendre le chahut habituel d’accueil, mais rien… peut-être sont-elles toutes tombées malades ?

La porte est entrouverte; avant de la pousser, Max lève la tête : pas de seau d’eau posé en équilibre… il peut y aller. Il entre prudemment, vérifie qu’aucun fil n’est tendu au ras du sol pour le faire chuter…

 

D’un même mouvement, toutes les élèves se lèvent en silence en se tenant bien droites face à leur pupitre. Etonnant … Max pense qu’il a dû se tromper de salle, il scrute les visages des étudiantes…

Non non, c’est bien ça ; il les reconnaît. Il y a là entre autres Angéla et Margot, ainsi que Dorothée et Justine…Il reconnaît aussi Elsa et Prune, sans oublier les  terribles Fanny et Léa !

« Bonjour monsieur Max! » lancent-elles en chœur .

Cauchemar02

Aucune grimace, aucun pied de nez, aucune langue tirée, .. bizarre !

Il leur fait signe de s’asseoir et s’apprête à faire de même, mais au dernier moment, il se ravise et inspecte son siège. C’est curieux : pas la moindre punaise, pas de trace de glu, pas de coussin péteur …

 

Tout ça lui semble louche. Il préfère rester debout et se retourne pour écrire la date. Le tableau est propre, vide, ni tags ni graffitis obscènes…. Il se crispe dans l’attente des projectiles qui ne devraient pas manquer de l’atteindre… mais rien ne se passe comme prévu : la date est écrite sans qu’il ait été interrompu. Il se retourne face à la classe, s’attendant au pire, et ce qu’il voit le laisse sans voix !

Toutes les étudiantes, sans exception, ont ouvert leur cahier, et sont en train de recopier la date avec soin. Elles soulignent proprement à la règle, posent leurs mains à plat sur la table et attendent sagement en silence.

Interloqué, Max annonce une dictée. Au fur et à mesure qu’il dicte, elles écrivent sans l’interpeller à la cantonade . Max passe dans les rangs… à distance raisonnable au cas où une effrontée s’aviserait de vouloir lui tirer les poils du bouc. Pas d’antisèche en vue… pas de regard en biais sur le cahier de la voisine, pas de bavardage…

Mais que se passe-t-il donc ?

Tout ça n’est pas normal : elles sont sans doute en train de mijoter quelque chose… quelque chose d’abominable qui dépasserait en abjection tout ce qu’il peut imaginer. Il sent une sueur froide couler dans sa nuque. Sa gorge est sèche. Il annonce d’une voix blanche qu’il ramasse les copies…

Il y en a bien une qui va se mettre debout sur une table et chanter à tue-tête… ou faire la danse du ventre ? Hein ?

 

Eh bien non ! Elles restent assises et silencieuses, dans l’attente de la consigne suivante.

Mais elle ne vient pas… elle ne viendra plus.

Il n’arrive plus à articuler le moindre son… Il est devenu muet … Ah ! C’est immonde  ! Elles ont poussé l’ignominie jusqu’à parvenir à le faire taire ! Définitivement !

Et le pire, c’est qu’il ne pourra même pas les punir : il n’a aucun motif !

 

Et soudain,  la sonnerie de fin de cours retentit, stridente, insistante, violente, interminable…

Alors, Max se retourne dans son lit et appuie rageusement sur son réveil pour le faire taire !

 

Merci au talentueux MacMiche pour son superbe dessin !

Et comme il a récidivé, je ne résiste pas au plaisir de publier la suite : Charlotte prend la suite avec la nouvelle élève:

MaxInstitutMam'laPrésidente123

 

11 septembre 2016

Si je peux me permettre une petite remarque...

Génial !

Les idées foisonnent sur ce blog grâce à vos  contributions ! Pendant que deux impertinentes attendaient dans un coin que leurs fesses se rafraîchissent, d’excellentes propositions ont été formulées.

Il a donc fallu faire un choix . Douloureux, certes, mais c’est la dure loi du genre !

Et d’ailleurs, à propos de genre, et afin de respecter la parité filles-garçons, la contribution retenue pour cette fois est celle de :

Peter !

Voici donc l’état actuel de notre  BD :

Vignettun

Img02décoravbul2PP

Img03décoravbulpp

 

Eh oui, ça avance… mais ce n’est pas fini ! Allez, encore un petit effort, s’il vous plaît !

Merci d’avance !

11 mai 2016

Le septième art!

Nos étudiants sont sensibilisés à l'art cinématographique. Il est bon qu'ils aient des références dans ce domaine autant que dans tous les autres domaines artistiques! Ils ont donc l'occasion d'aborder l'analyse de quelques grands classiques du cinéma français.

Récemment, c'est Michel Audiard qui était à l'honneur à l'Institut!

TTFrd

Tontons Fesseurs02

Tontonsfesseurs01avecbulles

 

 

 

25 septembre 2016

La curiosité est un vilain défaut

Mercredi après-midi… l’Institut semble bien vide. Léa avance dans les couloirs, à contrecœur, vers le bureau directorial. Elle aurait pu flâner dans les rues, déguster une glace, faire du lèche-vitrines! Tiens, oui : elle aurait pu retourner à la boutique pour changer cette robe, jolie, mais un peu courte… vraiment trop courte même.. Au lieu de ça, elle est collée : deux heures de retenue ! Tout ça à cause d’une dissertation oubliée ! C’est vraiment injuste…

La porte du bureau est ouverte… elle entre et s’immobilise en voyant le spectacle de désolation qui s’offre à elle : tous les meubles sont bâchés, il y a des échafaudages le long des murs, des grands seaux de peinture par terre. Deux hommes en blanc coiffés de bobs s’affairent, des rouleaux à la main.

« Excusez-moi, je cherche monsieur Maxou…

- C’est qui ça ?

- Euh monsieur Max, le directeur… c’est parce que je suis punie…

- Ah oui ! On est courant ma petite : la punition c’est que vous allez nous aider à repeindre le bureau.

- Hein ? Mais Je ne sais pas faire …

- C’est facile. Commencez par le plafond … montez sur l’escabeau »

Léa est interloquée : monsieur Max est sévère, mais là, il dépasse les bornes ! Lui faire repeindre le plafond du bureau, quand même ! Un des deux peintres lui donne un rouleau. Elle le prend à contrecœur et monte sur l’escabeau.

« Il faut lever le bras bien haut, ma petite dame… encore un peu plus haut ! »

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Léa obéit. Elle sent que sa robe trop courte ne cache plus grand chose à l’œil égrillard des deux hommes. Elle ne peut rien faire : son bras droit est tendu vers le plafond et sa main gauche s’agrippe à l’escabeau.

La porte s’ouvre à toute volée et Max fait irruption dans la pièce.

« Léa ! s’écrie-t-il, furieux, Je te cherche partout ! Tu n’as pas autre chose à faire que d’empêcher les peintres de travailler ?

- Mais, Monsieur Maxou, c’est vous qui …

- Descends de cet escabeau et suis-moi ! Désolé, Messieurs, pour cet incident… Nous vous laissons travailler. »

Max marche d’un pas énergique. Apparemment, sa sciatique n’est plus d’actualité. Léa suit avec peine; des escaliers, des couloirs, encore une volée de marches… Les voilà dans une partie de l’Institut qu’elle ne connaît pas.

Au bout d’un couloir sombre, deux portes. Max ouvre celle de droite et fait signe à Léa d’entrer. La pièce est minuscule : un petit pupitre et une chaise suffisent à remplir tout l’espace.

« Et voilà ! Ici tu seras au calme pour rédiger ta dissertation .

- C’est un peu petit, monsieur Maxou… L’autre pièce, elle ne serait pas plus grande ?

- Quelle autre pièce ?

- La porte en face…

- Non. Il n’y a rien en face. D’ailleurs, je t’interdis d’ouvrir cette porte ! Compris ?

- Bien sûr, monsieur Maxou !

- Allez ! Au travail ! Je te laisse, j’ai autre chose à faire ! »

Léa reste seule, face à sa feuille blanche… Elle suçote son stylo, regarde en l’air… Mais rien ne vient ! Quelle idée aussi de donner une dissertation sur le thème de la curiosité !

Une demi-heure passe…

Elle a besoin de se dégourdir les jambes. Elle se lève et va dans le couloir. La porte d’en face l’intrigue…Personne en vue. Elle tourne la poignée et constate qu’elle n’est pas verrouillée. Elle se trouve alors au pied d’un minuscule escalier en colimaçon. Prudemment, elle monte les marches, pousse une autre porte et se retrouve dans l’obscurité. A tâtons, elle finit par trouver un interrupteur qu’elle actionne.

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C’est une lumière très tamisée qui s’installe. Il s’agit d’une chambre, apparemment, puisqu’il y a un lit… La décoration est lugubre : des dessins bizarres sur les murs… Dans un angle, deux courroies descendent du plafond. Dans l’autre angle, quelque chose qui ressemble à une grande cage. Elle n’est pas rassurée et s’apprête à rebrousser chemin lorsqu’elle entend des pas énergiques dans l’escalier ! Elle panique, cherche à ouvrir la cage dans l’espoir bien puéril de se cacher à l’intérieur… Mais Max est déjà dans la pièce !

« Il me semblait t’avoir interdit d’ouvrir cette porte, Léa !

- Je… je cherchais les toilettes en fait. Je suis désolée… mais là , j’y retourne !

- Tu sais où tu es, Léa ?

- Pas du tout, je …

- Tu es dans une partie de l’Institut qu’on appelle le donjon. C’est ici qu’on amenait les étudiants récalcitrants autrefois…

- Ah ?

- C’était une autre époque, Léa ! Aujourd’hui, on n’infligerait plus de tels traitements à nos étudiants…

- Heureusement…

- Sauf dans des cas très graves !

- Des cas très graves ? C’est à dire ?

- Je pense au cas d’une étudiante qui ne ferait pas sa dissertation, qui irait distraire les ouvriers dans leur travail, qui désobéirait sciemment aux consignes…

- Mais monsieur Maxou, je …

- C’est pour satisfaire ta curiosité intellectuelle, Léa ! Tu vas avoir un léger aperçu des châtiments corporels d’antan. Déshabille-toi !

- Pas complètement, quand même ?

- J’ai bien peur que si, Léa ! » réplique Max en mettant la main dans sa poche.

Léa le voit en  tirer un objet qu’elle connaît bien : la caressante… Elle essaie un regard implorant, mais Max, d’un geste agacé, lui fait signe de se dépêcher.

La robe et les sous-vêtements se retrouvent bientôt déposés sur le lit. Max s’approche et fixe les poignets de l’infortunée étudiante dans les courroies. Elle est maintenant à la merci de son tortionnaire !

Ldjndim

Et soudain, elle entend le sifflement caractéristique qui précède de quelques centièmes de secondes l’impact. Bien qu’elle ait déjà été en contact avec cette « caressante », elle est surprise par la morsure des lanières. Elle grimace, elle se tortille, elle implore :

« Je crois que j’ai eu un bon aperçu, monsieur Maxou… Aïe ! »

Imperturbablement, Max poursuit sa besogne. Les fesses de la pauvre Léa s’ornent maintenant de belles zébrures.

Et puis ça s’arrête… Elle aimerait bien frotter ses fesses endolories, mais elle est entravée !

« Je te fais grâce de la cage, Léa ! annonce Max  en la détachant

- Merci monsieur Maxou ! » gémit Léa en s’effondrant sur le lit.

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« Tu peux te reposer cinq minutes, et retourner à ta dissertation. Je te conseille de la terminer rapidement, si tu ne souhaite pas revenir tout de suite dans le « donjon » !

- Je … vais suivre votre conseil , monsieur Maxou ! »

Max sort. Léa frotte ses pauvres fesses, puis finit par se rhabiller. Au moment de sortir, elle jette un dernier regard à la pièce : non, décidément, elle n’a pas envie d’y revenir de sitôt !

Elle descend précipitamment les escaliers, s’installe à son pupitre et se met à écrire frénétiquement !

Montage

 

7 septembre 2016

Je ne voudrais pas paraître trop sévère, mais ...

Un grand merci pour vos contributions ! Beaucoup de bonnes choses malgré quelques impertinences … dont celle-ci :

 

VrsChpms

Cette insolence de la Chipie Masquée qui s’est permis de raser Max sur les conseils de Meluci sera sanctionnée sévèrement : les deux effrontées recevront une cuisante fessée déculottée suivie d’une bonne séance de martinet ! Non mais alors !

 

Ceci étant, il a bien fallu départager les autres propositions, et la gagnante est …

Huyana !

 

Vignettun

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Bravo ! Donc, voici la BD complétée. Mais le travail n'est pas terminé : maintenant, il s’agit de terminer la réplique du pédagogue !

Merci d’avance pour vos nouvelles contributions !

13 février 2016

Histoire : le jeu de paume .

Le jeu de paume se pratique depuis le moyen-âge. On l’appelle ainsi parce qu’il se jouait initialement à main nue ou à la rigueur gantée ; il est ensuite pratiqué à l’aide d’instruments.

Très populaire, il était aussi pratiqué par les rois de France. Charles IX était en train de faire une partie lors de l’assassinat de l’amiral de Coligny : alibi parfait !

 

Son frère , Henri III pratiquait régulièrement le jeu de paume avec ses mignons.

Henri III

 

Henri IV , dit le « Vert-galant » était aussi appelé le « Roi-paumier ».

henri-IV

 

Pour gagner, il fallait jouer serré, d’où le fameux serrement du Jeu de Paume qui est à l’origine de la Révolution Française. Souvenons-nous de Mirabeau et de sa fameuse réplique !

Mirabeau

Nous avons d’ailleurs retrouvé une descendante directe de Mirabeau : elle s’appelle Mirabelle et nous a récemment déclaré :

« Je suis ici par ma volonté de chipie, et je n’en sortirai que par la force des claquounettes ! »

Etonnant, non ?

8 mai 2016

Exercices de diction.

Bien prononcer et bien articuler sont essentiels pour se faire comprendre. Face à cette problématique, l’Institut propose à ses étudiants des exercices réguliers de diction, des virelangues, dont voici quelques exemples.

Un fesseur sachant fesser doit savoir fesser sans se fâcher, sans ça c’est fâcheux.

Je stresse parce que t’attrapes ta strap !

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Fesser sa chipie, chauffer ses fesses, ça fait chasser ses soucis !

Dis-moi Matrone au martinet, quand te dématroneaumartinetiseras-tu ? Je me dématroneaumartinetiserai quand toutes les matrones au martinet se seront dématroneaumartinetisées !

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Entraînez-vous quotidiennement à prononcer ces phrases d’une voix forte et posée avec vélocité et expression ! Des contrôles inopinés pourront être effectués!

1 mai 2016

Max en a plein le dos !!!

Une matinée calme comme Max les aime ! Il parcourt les couloirs de l’Institut pendant que tous les étudiants sont en cours. Ils ont l’air bien studieux, ce matin : pas un bruit, à peine le son feutré de la voix sereine des professeurs qui prêchent la bonne parole !  Max savoure son plaisir. Il envisage l’avenir avec optimisme

Quoique … au bout du couloir, la classe de latin semble particulièrement agitée : brouhaha, gloussements, éclats de rire…

Max s’approche. Que se passe-t-il ? Encore du chahut dont Charlotte (à la fois enseignante et présidente de la fondation) serait la victime ?

Il pose sa main sur la poignée, prêt à intervenir et, par sa seule présence, imposer le silence .

Mais au dernier moment, quelque chose l’en empêche : il a reconnu le rire qui domine tous les autres et ce n’est pas un rire d’étudiant… c’est le rire de Charlotte !

Il hésite, regarde à droite, à gauche… le couloir est bien vide. Il se penche et met l’œil à la serrure.

Oeildemax

Il voit l’enseignante bien campée face à sa classe, et surtout, il l’entend !

« … moi , dans cet Institut, je suis un électron libre ! Max, il est à ma botte ! Il sait bien que s’il ne file pas doux, je le fesse ! Je lui donne des graines et il me mange dans la main ! »

Pas beaucoup de latin dans ce discours, mais il a le mérite d’être entendu des étudiants si l’on en juge par le volume des rires qui ponctuent chaque fin de phrase de Charlotte !

Pour Max, c’en est trop ! Il est temps d’intervenir et de remettre tout le monde au pas ! Il se redresse d’un coup et …

Aïe !

Une violente douleur dans le dos ! Il pousse un cri, s’effondre par terre en gémissant !

La porte s’ouvre, Charlotte apparaît, suivie de quelques étudiants… La douleur est trop forte, il n’entend pas ce qu’on lui dit, il sent qu’on le relève, mais il ne tient pas debout … On le traîne jusqu’à son bureau, on l’assoit sur son sofa… il avale un verre d’eau . Il annone un merci...

« Eh bien , Max, qu’est-ce qui t’est arrivé ?

- Je … je refaisais mon lacet, et… crac !

- Une chance que tu étais près de la porte et qu’on t’ait entendu crier…

- Oui, le hasard .. Maintenant, ça va, c’est passé, vous pouvez me laisser.

- Tu es sûr, Max ? s’inquiète Charlotte

- Oui oui ! Allez ! Retournez en cours ! »

Les étudiants disparaissent. Charlotte reste seule et demande :

« Tu peux te lever ?

- Sans problème ! Regarde ! »

Il tente de se mettre debout, mais il pousse un cri et se rassoit aussitôt. Charlotte se saisit du téléphone. Il l’entend parlementer quelques secondes. Elle raccroche.

« Ne bouge pas ! Le docteur arrive. Moi, je retourne en classe ! »

 

« Une belle sciatique ! »

Le diagnostic du médecin  est assené impitoyablement !

«  Du repos ! Voilà ce qu’il vous faut. De toute façon , vous vous apprêtiez à  prendre la bonne décision, m’a-t-on dit ?

- Quelle décision ?

- Votre collègue, la présidente de la fondation , m’a mis dans le secret… Vous avez raison : vous arrivez à un âge où il faut penser à sa succession. Finis les soucis, finies les douleurs !

- Mais … qu’est-ce qu’elle vous a dit exactement ?

- Rassurez-vous ! Je resterai discret. Elle se préoccupe beaucoup de votre santé. Elle m’a parlé de vos difficultés à gérer cet établissement, de votre problème d’autorité aussi bien sur vos étudiants que sur vos enseignants… Elle a bien analysé la situation et se déclare prête à prendre la relève. Vous voyez ? Vous n’aurez aucun problème pour passer la main…

- Ah oui ! Je vais la passer, la main, tiens ! Aïe !

- Restez assis ! Du calme et du repos ! Je repasserai d’ici quelques jours ! »

Et Max reste seul, immobilisé sur son sofa.

Les jours passent… Il a beaucoup de mal à se déplacer. Il arrive épuisé à son bureau le matin. Seule la position assise est à peu près supportable. Lorsqu’il en a assez d’être dans son fauteuil, il rejoint le sofa, puis retourne au fauteuil. L’Institut est devenu très bruyant, il entend du chahut dans le couloir jusque devant son bureau, ce qui ne se produisait jamais auparavant. De temps en temps, la secrétaire vient lui faire un petit rapport, mais il sent bien qu’elle ne lui dit pas tout. Il lui fait part de ses interrogations.

« Ne vous inquiétez surtout pas Monsieur Max ! On vous laisse vous reposer. Inutile de vous fatiguer davantage. Madame Charlotte s’occupe de tout. »

Et elle sort avant même qu’il ait le temps de répliquer. Il veut la rejoindre, se traîne jusqu’à la porte… se décourage et retourne s’asseoir.

Il broie du noir… la déprime… le burn-out en ligne de mire ! Charlotte a raison : il n’est plus bon à rien !

On frappe à sa porte.

Il est devenu un poids mort. On l’oublie. Bientôt, on effacera même son souvenir.

On frappe une nouvelle fois à sa porte.

A quoi bon venir tous les matins s’enfermer dans son bureau ? Il ferait mieux de partir dans une maison de repos pour y attendre la mort…

On frappe une troisième fois, avec un peu plus d’insistance.

Cette fois, il réagit :

«Non ! Je ne veux voir personne ! Laissez-moi tranquille ! Je veux souffrir seul ! … »

La porte s’entrouvre cependant. Max voit apparaître des visages connus : Léa et Fanny.

« Qu’est-ce que vous voulez ?

- Monsieur Maxou, dit Léa en entrant, nous sommes venues vous témoigner notre sympathie.

- Oui, Monsieur Maxouille, renchérit Fanny, vous dire qu’on vous aime bien , malgré tout ! »

Pour la première fois depuis longtemps, un sourire apparaît sur le visage du directeur.

« C’est très gentil, les filles. Je suis très touché. Maintenant, si vous pouviez me laisser …

- Non, Monsieur Maxou, on a autre chose à vous dire.

- Quoi donc ?

- On a besoin de vous, Monsieur Maxouille ! Il ne faut pas vous laisser aller comme ça !

- Il faut réagir enfin ! Vous n’allez pas vous laisser faire !

- Vous voyez dans quel état je suis ! Je tiens à peine debout ! Et puis, Charlotte est là, elle a pris les choses en mains !

- Parlons-en justement, monsieur Maxouille. Voyez ce que mesdames Charlotte et Myrtille ont affiché dans leurs salles de classe ! »

Et Fanny sort de son cartable une feuille qu’elle déplie et pose sur le bureau.

Prsflg

- Il faut que vous ayez une explication avec elle, monsieur Maxou ! D’urgence.

- Vous avez raison ! rugit Max. Merci de votre intervention ! En sortant, dites à ma secrétaire qu’elle m’envoie Charlotte de toute urgence ! … Elle va le sentir passer, foi de Max !

- Bravo, monsieur Maxou !

- Super, Monsieur Maxouille !

- Et arrêtez de m’affubler de ces sobriquets ridicules ! Mon nom est Max, Professeur Max !!! »

Les deux étudiantes sortent en gloussant. Max se lève de son fauteuil. La douleur est là, bien présente, mais il se force à rester debout, la main appuyé sur son bureau, les yeux rivés sur la porte.

De longues minutes s’écoulent… la douleur devient insoutenable. Il grimace. Il est sur le point de retourner s’affaler sur son fauteuil.

Puis soudain la porte s’ouvre en coup de vent et Charlotte fait irruption !

« Max ! Qu’est-ce que tu fais debout ? Ce n’est pas prudent ; assieds-toi ! Et vite !

- Mais bien sûr, Charlotte. Allons nous asseoir ! Ce doux sofa nous tend les bras."

Et joignant le geste à la parole, il la prend par la main et l’entraîne sur le sofa … Sauf qu’au lieu de l’asseoir, il la couche sur ses genoux !

« Eh ! Max ! Qu’est ce que tu fais ?

- Je vais te fesser , Charlotte !

- Mais… je ne veux pas !! Aïe ! »

Les claques s’abattent sur les fesses de Charlotte, pour l’instant relativement protégées par un jean épais.

Max soudain est devenu très volubile.

« Alors, comme ça, on est un électron libre, hein ? on veut me fesser ? me faire manger dans la main ?

- Max, enfin, un peu d’humour… Eh, ne baisse pas mon jean !

- Mais si, je baisse ton jean ! Alors comme ça, j’ai un problème d’autorité ? sur les étudiants, sur les profs ?

- Si on ne peut plus plaisanter… Ah non ! Pas ma culotte ! Laisse-la tranquille ! Max ! C’est un ordre !

- Oh zut, trop tard ! … Je suis désolé ! Maintenant qu’elle est baissée, je ne vais quand même pas la remonter…

- Max ! ça suffit !

- Alors comme ça , on veut prendre ma place, hein ? On me caricature en vieillard impotent ?

- Bon, je vais tout t’expliquer …

- Qu’est-ce que tu dis ? je n’entends pas à cause du bruit des claques ! »

Les fesses de Charlotte commencent à prendre de belles couleurs, maintenant. Elle ne dit plus rien, semblant prendre son mal en patience ! Et Max, claque, claque et reclaque !

Il la lâche soudain.

« Au coin !

- Au coin, moi ? Certainement pas !

- Mais si Charlotte . Tiens, à genoux sur le canapé, tu seras très bien ! »

Elle s’exécute en maugréant, tandis que Max se relève prudemment. Il se sent mieux… nettement mieux ! La douleur n’a pas totalement disparu, mais il marche normalement. Il s’assoit négligemment sur le rebord de son bureau.

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« Je peux t’expliquer, maintenant ? demande-t-elle de sa toute petite voix.

- M’expliquer quoi ?

- Je n’ai jamais voulu prendre ta place ! C’est le docteur qui m’a dit qu’il fallait provoquer chez toi une réaction pour que tu ne te laisses pas aller !

- Ben voyons…

- Alors, nous nous sommes tous réunis, les étudiants, les enseignants, le personnel pour élaborer un plan !

- Un plan ?

- Oui, des rumeurs comme quoi je voulais prendre ta place… ta secrétaire qui faisait semblant de te cacher des choses, les deux étudiantes qui t’ont montré une fausse affiche… Et tu as finis par réagir, vigoureusement !

- Quoi ?!! Tout ça pour ça ! Mais quelle bande de chipies enragées !

- J’ai deux petites requêtes, Max, s’il te plaît …

- Lesquelles ?

- La première : est-ce que je peux remonter ma culotte et quitter ce sofa ?

- Bon, admettons … » 

Charlotte se rajuste et fait maintenant face à Max.

« La deuxième : un petit merci serait apprécié ! »

Max la regarde et sourit à nouveau :

« Merci Charlotte ! Grâce à toi, je me sens nettement mieux ! »

 

 

 

 

 

 

 

23 avril 2016

Enseigner l'histoire

L’histoire est un élément essentiel pour comprendre le présent. Elle fait le lien entre les générations. L’histoire ne se résume pas une succession de dates mais connaître les dates des grands événements est un atout primordial pour entrer dans le Monde d’aujourd’hui.

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L’Institut accompagne ses étudiants en leur donnant les bases qui vont leur permettre de prendre du recul par rapport à ce qui pourrait survenir.

1 avril 2016

Adieu Max... Vive Max 2!

Adieu Max

Triste 1er avril pour l’Institut qui pleure la disparition de son directeur bien-aimé.

Le professeur Max vient de nous quitter brutalement, victime d’un accident du travail.

D’après les renseignement que nous possédons, Max était en train d’enseigner, lorsque , pour des raisons encore obscures, il a perdu le contrôle de son martinet, qui lui a échappé des mains et est parti en l’air. Bouche bée, Max l’a observé faire plusieurs loopings et doubles axels… puis retomber brutalement au fond de sa gorge… Il n’a pas survécu à l’étouffement provoqué par le redoutable manche qui s’était introduit  impitoyablement dans son œsophage …

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Les hommages seront, n’en doutons pas, nombreux pour ce directeur dont tous louaient la bonté, la tolérance, l’indulgence et la délicatesse.

...

Non non non, Max n'est pas mort ! Et comme le dit si bien Waldo, tel le phénix, il renait de ses cendres !

Et voici ...

Max2

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