Institut du Professeur Max

13 février 2017

La hotline de l'Institut

"Bonjour

J’ai installé sur mon disque dur les applications suivantes :

Bêtises 2.0

Insolence 1.7

Or, depuis cette installation, j’ai remarqué la présence d’un programme indésirable : Fessée 4.1 . S’agit-il d’un virus ? En tous cas, il se déclenche automatiquement dès que je lance une des applications sus-mentionnées.

Ce programme chamboule mon système, modifie les propriétés graphiques (les couleurs virent vers le rouge vif)  et provoque une surchauffe anormale à l’arrière de l’appareil.

Je me retrouve bloquée pendant plusieurs minutes, dans l’impossibilité d’exécuter la moindre commande. Jusqu’à présent, j’ai pu récupérer les fichiers endommagés à l’aide de l’outil Arnica 7.8, mais depuis, je n’ose plus trop lancer mes applications favorites

 

Pouvez-vous m'aider ? Existe-t-il un moyen de désinstaller Fessée 4.1?

Une étudiante perplexe"

cmptlv

 

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07 février 2017

Rédaction

Rédaction : A vos plumes !

Aujourd’hui, le thème est « La lutte contre les addictions »

 

A partir de l’image ci-dessous, vous voudrez bien rédiger une petite histoire, en répondant notamment aux questions suivantes :

Où se passe l’action ?

Qui sont les personnages ?

Que vient-il de se passer ?

Que va-t-il se passer ensuite ?

… Avec une morale de fin, bien entendu !

 

Entrmx2

Merci de présenter un travail soigné et original !

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02 février 2017

Une tragédie !

Tragédie en deux actes

 

Acte 1

Scène 1

(Myrtille, Charlotte)

 

Myrtille

Je suis heureuse de te rencontrer, ma mie

Il faut que je t’entretienne de mon souci

Charlotte

Qu’est-ce donc ?

Myrtille

                       Une injustice assez révoltante

Dont est victime une malheureuse étudiante :

La pauvre Léa avait fait une galette

Des rois dont elle se faisait toute une fête

Certes, elle avait un peu omis la frangipane

Et son batteur à œufs était tombé en panne.

Le doseur à farine était mal gradué

Au final, la galette était plutôt cramée

Avec un vague goût de moisi et de rance.

Charlotte

Ce n’est qu’un malheureux concours de circonstances

N’est-ce pas en forgeant qu’on devient forgeron,

Comme le dit en latin le grand Cicéron ?

Elle a été punie en mangeant sa galette

Plus besoin d’en parler, puisque justice est faite !

Myrtille

Parlons-en , au contraire, puisque ce n’est pas elle

Qui a frôlé de peu un accident mortel

En avalant une part de cette galette !

Charlotte

Qui a goûté cette délicieuse recette ?

Myrtille

Je te le donne en mille : il s’agissait de Max.

Charlotte

Max ?

Myrtille

        Oui, je peux te dire qu’il était furax !

Il a fessé Léa, l’a mise toute nue,

A coup de martinet, lui a tanné le cul !

La pauvre a souffert de cette lourde injustice

Je le dis : le professeur Max  a tous les vices !

Il faudrait le punir, le fesser à son tour,

Jusqu’à ce qu’il supplie, qu’il appelle au secours !

Je sais que tu peux faire ça pour moi ma mie.

Charlotte

Moi ?

Myrtille

       Ne lui dis pas que c’est moi qui te l’ai dit !

Charlotte

Eh bien soit ! Comme on dit : alea jacta est.

Myrtille

Pardon ?

Charlotte

               Ce qui signifie que j’ai la main leste !

 Scène 2

(Charlotte, Max)

Max

Tiens tiens ! Bonjour Charlotte quelle bonne surprise !

Approche, je vais te faire une grosse bise !

Charlotte

Pas de bise aujourd’hui ! J’avais d’autres projets.

Je viens te punir pour le mal que tu as fait !

Max

Le mal ?

Charlotte

               Tu sais très bien de quoi je veux parler :

La pauvre Léa , injustement maltraitée !

Il paraît que tu l’as attachée toute nue…

Max

Non je…

Charlotte

              Tais toi : tu l’as sévèrement battue !

Tout ça pour une galette un peu allégée…

Max

Mais Charlotte…

Charlotte

                          En fait elle a voulu protéger

Ta santé et toi tu l’as punie pour cela ?

Max

Je vais tout t’expliquer…

Charlotte

                                    Max ! Ne m’interromps pas !

Contre l’injustice, je me battrai toujours !

Et tu vas le comprendre en étant à ton tour

Sévèrement châtié pour ton iniquité !

Une bonne  fessée amplement méritée !

Allez hop ! Sur mes genoux !

Max

                                             Mais cette galette…

Charlotte

Tu oses me répondre ? ça suffit ! Arrête !

(Elle couche l’infortuné professeur sur ses genoux et lui claque vigoureusement les fesses.)

Trag_die01

Max

Mais enfin ! Est-ce que tu veux bien m’écouter ?

Charlotte

Non ! Je n’écoute que le son de la fessée,

Le bruit que fait ma main quand elle claque tes fesses

D’ailleurs, ce son est trop sourd, il faut que je baisse

Ce pantalon épais qui est très protecteur !

(Elle le redresse et fait glisser son pantalon)

Max

Là, Charlotte, tu vas offenser ma pudeur !

(Elle claque, elle claque, elle claque …)

Que fais tu ? Laisse mon slip tranquille Charlotte !

Non, non ! Je ne veux pas que tu me déculottes !

Charlotte

Sur les fesses nues, le son est plus agréable

Voilà comment j’aime sanctionner les coupables !

Max

Je ne suis pas coupable, je le crie haut et fort !

J’aimerais savoir qui m’a accusé à tort !

Charlotte

Ne compte pas sur moi pour dénoncer Myrtille,

C’est une bonne coupine, elle est très gentille !

Max

Myrtille ! Oh la chipie ! Si jamais je l’attrape ,

Elle va le sentir passer ! Et à coups de strappe !

Charlotte

Ai-je dit « Myrtille » ? Je ne me rends pas compte… 

Max

Tu l’as dit ! L’effrontée cherche à régler des comptes !

Elle s’est servie de toi ! Toi, ma pauvre Charlotte !

Il est temps maintenant que je me reculotte !

(Il se relève et se rhabille)

Charlotte

Je n’avais pas fini !

Max

                                      Si si ! C’est terminé !

Et quant à la galette, tu vas la manger !

Il m’en reste deux parts : vas-y, tape dedans !

Galett

Charlotte

C’est que… vois-tu ? Je n’ai pas faim présentement

Je dois surveiller mon taux de cholestérol

Je sors d’une gastro, c’est vraiment pas de bol !

Max

Tu me dis que c’est une galette allégée,

Donc, pas de souci, tu vas pouvoir la manger !

Charlotte

Non !

Max

             Si tu ne la manges pas, je te punis !

La galette ou la fessée, c’est toi qui choisis !

(Elle en avale un tout petit morceau et fait une horrible grimace !)

Charlotte

Ah ! Rien que d’avaler cette petite miette,

La nausée me prend, ce n’est pas de la galette

C’est la merde en croûte, ou je n’y connais rien !

Max

Peut-être bien, Charlotte, oui, peut-être bien !

Allez, viens sur mes genoux, tu y seras mieux !

(Elle s’allonge avec réticence sur les genoux de Max qui commence à claquer le postérieur de Charlotte)

Charlotte

J’ai une idée : et si tu caressais, au lieu

De taper bêtement ? ça changerait… hein ? Non ?

Max

Je n’ai pas envie de changer ! Ne lésinons

Pas : je vais retrousser cette jupe inutile,

Baisser ce collant, cette culotte futile

Et dévoiler enfin ce joli postérieur

Qui mérite qu’on s’en occupe avec ferveur !

(Il la déculotte et reprend la fessée)

Trag_die02

Charlotte

Mais tu claques trop fort ! ça me pique, Max ! Aïe !

Max

Chut ! Ne me déconcentre pas dans mon travail.

Rien ne me détournera de mon objectif :

Colorer ton postérieur d’un rouge bien vif !

Voilà : C’est ce que j’appelle un boulot bien fait !

Une petite finition au martinet ?

Charlotte

Non merci, Max ! Tu m’as assez chauffé les fesses !

Je ne veux pas abuser de ta gentillesse !

 

Trag_die03

 

 Fin de l'acte 1

 

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27 janvier 2017

Un constat amiable

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Finalement, un bon baume apaisant , rien de tel pour concilier les deux parties!

Et l'incident est clos !

Arni

 

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20 janvier 2017

Une partie de mon anatomie

Une petite mise au point…

Des rumeurs se propagent sur ce blog… Certaine commentatrice aurait vu mes fesses, une autre aurait entraperçu mon ventre …

Je conçois que mon anatomie puisse être un sujet passionnant, et, afin de mettre tout le monde d’accord, je vais en dévoiler ici même une partie !

C'est une partie qui vous touche beaucoup, chères commentatrices:

ma main droite !

Voici le côté pile :

Mainpile

Et voici le côté face :

MainfaceJ'espère que cette petite mise au point permettra de faire avancer le débat !

Encore une petite précision :

 

Sur la photo ci-dessus, il s'agit toujours de ma main droite, mais quant à cette jolie paire de fesses, je suis contraint d'avouer que je  n’en suis pas l’heureux propriétaire. Je ne possède qu’une banale paire de fesses masculines sans grand intérêt.

 

Celles de la photo sont d’une autre qualité !

 

Des fesses exceptionnelles, toutes en douceur, en tendresse, d’une texture ferme et délicate à la fois…

 

Des fesses de caractère, qui ne s’en laissent pas compter facilement, mais qui, à force de patience, de persévérance et d’opiniâtreté rosissent, tiédissent...

Des fesses de diablesse, certes, mais des fesses enchanteresses !

 

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11 janvier 2017

La galette des rois

Temps de préparation : 10 minutes

Temps de cuisson : 20 minutes

 

Galette001

- 2 pâtes feuilletées
- 140 g de poudre d'amandes pour frangipane

Galette002


- 100 g de sucre fin
- 2 œufs
- 75 g de beurre mou
- 1 jaune d'œuf
- 1 fève

 

 

Placer une pâte feuilletée dans un moule à tarte, piquer la pâte avec une fourchette.
Dans un saladier, mélanger la poudre d'amandes, le sucre, les 2 oeufs et le beurre mou.

Placer la pâte obtenue dans le moule à tarte et y cacher la fève.

Recouvrir avec la 2ème pâte feuilletée, en collant bien les bords.
Faire des dessins sur le couvercle et badigeonner avec le jaune d'œuf .
Enfourner pendant 20 à 30 min à 200°C (thermostat 6-7); vérifier régulièrement la cuisson !

 

 

Galette003

 

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06 janvier 2017

Devenir fesseur

Eh oui, on ne naît pas fesseur (ou fesseuse), on le devient !

Avec du travail et de la persévérance , il est possible à tout un chacun d’accéder à ce noble statut. Attention! Il ne s’agit pas d’un métier, c’est un sacerdoce, une action charitative!

Le fesseur et la fesseuse, comme chacun sait, sont des altruistes humanitaires. Ils ont choisi, par esprit d'abnégation, de se consacrer aux autres et de faire en sorte de les rendre meilleurs.

Certains apprennent sur le tas…

Surletas

 D’autres potassent la théorie dans les manuels …

173_pour les nulsMerci à la délicieuse Ellie de m'avoir autorisé à lui emprunter ce montage!

On y trouve de précieux conseils :

MAUVAISBON

MAUVAISBON2

L’institut propose une formation théorique et pratique. Des étudiantes et des étudiants bénévoles se prêtent au jeu.

thumbnail_PermisdeConduir1223Merci au talentueux Peter Pan pour son illustration!

Et bien sûr, cette formation débouche sur un diplôme!

DiplômeMerci à la pétillante Chipie Masquée pour sa collaboration!

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01 janvier 2017

Bonne année !

Carte voeux2017

V2017VR

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21 décembre 2016

Petit Papa ...

L'Institut souhaite un joyeux noël à toutes les chipies et les chenapans en manque de fessées.

sapin_fouettard

Et en cadeau, que diriez d'un petite chanson ?

Que reste-t-il de Tino Rossi aujourd'hui, ce chanteur de charme qui faisait pâmer nos grands-mères?

Une chanson de Noël incontournable!

Incontournable, certes... mais détournable !

Petit papa F

C’est la belle nuit de Noël

La neige étend son manteau gris

Et les yeux levés vers le ciel

Dans un coin, les belles chipies

Avant de filer sous la couette

Font une dernière requête

 

Petit Papa Fouettard

Quand tu rentreras bien tard

Avec ton vilain martinet

Oublie-moi sans aucun regret

Mais au lieu de punir

Tu f’rais mieux de t’attendrir

Et donner à mes pauvres fesses

De la douceur et des caresses

 

Il ne me tarde pas que tu arrives

Pour me coller une fessée

Tes vieilles méthodes coercitives

J’en ai vraiment plus qu’assez !

 

 

Petit Papa Fouettard

Quand tu rentreras bien tard

Avec ton vilain martinet

Oublie-moi sans aucun regret

 

Et pour la musique, c'est ici :

Petit Papa Noël | Chansons de Noël en français

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14 décembre 2016

Kidnapping en Laponie

C’était par une froide soirée de décembre au fin fond de la Laponie. Je passais avec mon ami Fesslock Holmes quelques jours de méditation dans un tipi atypique.

Ce n’est pas que je m’ennuyais, mais la Laponie, en hiver, c’est uniformément blanc, et à la longue, ça en devient monotone.

« Holmes, lui dis-je, il nous faudrait un bon mystère à résoudre ! »

Mais mon ami, perdu dans ses pensées, ne me répondit pas. Je renchéris :

«  Nous ne sommes pas faits pour rester tapis dans ce petit tipi atypique ! Il nous faut pourchasser les escrocs, les malfrats, les faussaires…

- Et les menteurs, mon cher Maxon ! me répondit-il. Mais ne vous inquiétez-pas, nous allons avoir de la visite.

- Et qu’est-ce qui vous fait croire ça ?

- N’avez-vous pas entendu ce petit frémissement dehors ? C’est le bruit caractéristique d’un traîneau qui freine !

- Rien n’indique qu’il s’arrête chez nous !

- Notre voisin le plus proche est à 20 miles, mon cher Maxon ! »

J’allais rétorquer quand le bruit de la clochette de la porte d’entrée se fit entendre.

J’introduisis le visiteur qui n’était autre que l’inspecteur Maïk de la police lapone.

Il était dans tous ses états, tremblant, bafouillant, tripotant nerveusement un magazine qui dépassait de sa poche. Je dus lui servir trois vodkas avant qu’il puisse articuler quelques mots.

«  C’est épouvantable, gémit-il, le Père Noël a disparu !

- Ce n’est pas possible, m’écriai-je !

- C’est affreux. Il est sorti dehors hier soir, pour atteler son traîneau, vérifier la pression des rennes… Et depuis, plus personne ne l’a revu !

- Il a peut-être pris un petit coup de froid, suggérai-je, il sera resté au chaud en attendant ce soir.

- C’est une des hypothèses que nous avions envisagées. Je veux bien une autre vodka. Nous avions pensé aussi à un accident domestique… »

Il s’interrompit scrutant le visage de Fesslock Holmes : celui-ci semblait se désintéresser totalement de la situation. Maïk poursuivit :

 « Mais il y a une heure, nous avons reçu cette lettre anonyme ! »

Il tendit à Holmes une feuille de papier sur laquelle était inscrite cette phrase lapidaire :

Lettre anonyme

Tel un ressort, mon ami se leva de son fauteuil.

« Il n’y a pas une minute à perdre ! s’écria-t-il, Allons-y. »

Quelques secondes plus tard nous étions habillés et installés dans le traîneau de Maïk.

 

L’usine du père Noël est un gigantesque entrepôt situé en périphérie dans lequel s’activent plusieurs centaines de lutins (quatre cent quatre vingt sept pour être précis) . Ces lutins sont d’ailleurs en grande partie des lutines . Devant l’entrée de l’entrepôt, un énorme traîneau auquel étaient attelés plusieurs dizaines de rennes, attendait d’être chargé.

« Nous n’avons touché à rien, dit Maïk, vous pouvez essayer de récolter quelques indices.

- Il doit y avoir des trace de pas dans la neige, dis-je d’un ton docte. Nous savons reconnaître les empreintes de tous les animaux : les ours, les élans, les kangourous, …

- Et les panthères, mon cher Watson ! » m’interrompit Holmes

traineau_pere_noel

 

Vexé , je restai à l’écart pendant que mon ami examinait de larges empreintes dans la neige autour du traîneau. Mais, la curiosité aidant, je finis par m’approcher… les empreintes était énormes : des sphères en creux d’au moins vingt centimètres de diamètre et toujours par deux !

« Oh my god ! m’écriai-je . Ce ne sont pas des petits pas lapons ! Quel est l’animal monstrueux capable de laisser des empreintes de pas de cette taille ? Au moins un yéti !

- C’est presque ça,  Watson. A une petite nuance près : il ne s’agit pas d’un animal, encore moins d’un yéti, et ce ne sont pas des empreintes de pas !

- C’est quoi, alors, demanda Maïk.

- Ce sont des empreintes … de fesses.

- De fesses ? Mais pourquoi ?

- C’est ce que nous allons chercher à savoir. Entrons. »

Nous fûmes accueillis par une lutine que nous décidâmes d’interroger en premier.

« Nom, prénom, âge et qualité ? demandai-je

- Loutchi pour le nom, May pour le prénom. Je ne dirai pas mon âge car je suis la doyenne des lutins.

- Qualité ? insistai-je

- Je les ai toutes, répondit l’effrontée lutine.

- Parlez-nous du père Noël , intervint Holmes, aviez-vous remarqué quelque chose de particulier dans son attitude, ces derniers temps ?

- Au contraire, répondit May Loutchi, il était en pleine forme ! Il donnait même l’impression d’avoir rajeuni : plein d’entrain,  alors que les années précédentes, on avait l’impression qu’il avait pris un coup de vieux !

- Où étiez-vous au moment des faits ?

- Dans l’entrepôt avec les autres lutins, en train d’emballer les cadeaux.

- Vous n’avez vu personne sortir à part le père Noël ?

- Vous savez : ça va , ça vient… je ne peux pas vous dire.

- Bien, je veux voir tous les lutins alignés dehors face au mur. »

La doyenne donna les instructions nécessaires, et les quatre cent quatre vingt sept lutins s’alignèrent face au mur en maugréant.

Lorsqu’il obtint un peu de silence, Holmes s’adressa à tous :

« Cul nu ! »

Des cris de protestations se firent entendre ça et là comme quoi ça ne se faisait pas que d’abord il fait trop froid, mais les lutins finirent tous par obtempérer et dévoilèrent quatre cent quatre vingt sept paires de fesses, ce qui faisait un total de neuf cent soixante quatorze fesses.

Maïk, Fesslock Holmes et moi examinèrent attentivement toutes ces fesses afin de les comparer aux empreintes laissées dans la neige.

Deux heures plus tard, nous avions retenu trois paires de fesses suspectes , celles de Miss Rabelle, de Hay Lee et de Li Ho.

Très mécontentes, les trois lutines avaient décidé de rester mutiques.

A la demande de Holmes, et dans le but de les mettre en confiance, je les couchai chacune leur tour en travers de mes genoux et claquai vigoureusement les trois paires suspectes... Et la confiance finit par s'installer.

« Oui, nous nous sommes assises dans la neige, gémit Miss Rabelle, mais c’était ce matin…

- Bien après la disparition du père Noël. compléta Li-Ho.

- C’était juste pour refroidir nos pauvres fesses ! termina Hay-Lee.

- Mais pourquoi vos fesses avaient-elles besoin de refroidir ? demanda Holmes

- C’est à cause de Fouettard…

- Fouettard ?

- Le remplaçant qu’on nous a envoyé. Il s’est installé ce matin dans le bureau du père Noël.

- Il est très sévère !

- Il a un gros martinet !

- Mais pourquoi ne me l’avez-vous pas dit plus tôt ? rugit Holmes. Disparaissez ! Vilaines Lutines ! »

Les trois fautives s’enfuirent en courant et disparurent dans l’entrepôt.

A notre tour, nous pénétrâmes à l’intérieur. Le bureau se trouvait à l’autre bout. Nous avancions prudemment en essayant de ne pas nous faire remarquer. Juste avant le bureau, Holmes me désigna une petite porte entrouverte .

« Mon cher Maxon, allez donc jeter un œil dans ce réduit. »

Désireux de bien faire, je fis ce qu’il me demandait. Il y avait des boîtes de foie gras, du saumon fumé, des bouteilles de champagne, ainsi qu’un vieux manteau rouge et une fausse barbe blanche… bref, rien d’intéressant.

« RAS, Holmes lui dis-je. Rien que des produits… euh comment dire ?

- Alimentaires, mon cher Maxon ?

- Voilà… Et aussi un vieux manteau rouge et une fausse barbe blanche… aucun rapport avec notre enquête ! »

Je ne sais pas pour quelle raison il me jeta un regard noir… Il entra à son tour dans le réduit et en ressortit avec le manteau et le postiche. Pendant ce temps, Maïk remettait dans sa poche le magazine qui était tombé de son manteau.

Du bureau, nous parvenaient des sons divers : claquements, gémissements. Holmes poussa la porte. Un homme en manteau gris, armé d’un martinet, était en train de fouetter les fesses de deux lutines.

lutinefess_es

 

« Je suis à vous, tout de suite, Messieurs. Permettez que je termine.

- Je vous en prie, répondit Holmes. Prenez votre temps. »

Les claquements et les gémissements reprirent de plus belle.

Au bout de cinq minutes,  il congédia les deux lutines, à leur grand soulagement.

Lorsqu’il se retourna vers nous, il aperçut le manteau et la barbe et pâlit aussitôt.

Holmes prit la parole :

« Où est le père Noël, Monsieur Fouettard ?

- Il est mort, hélas....

- Oh my god ! m’écriai-je. Vous l’avez tué!

- Oh non ! Mon bon monsieur, je ne l’ai pas tué… Il est mort de vieillesse, il y a plus d’un an !

- Vous mentez ! hurlai-je.  Il n’a disparu que depuis hier ! »

Holmes agita les objets qu’il tenait à la main :

« Il est temps de vous expliquer, Monsieur Fouettard !

- Je vais tout vous dire. Le père Noël était un vieil ami : nous avons longtemps travaillé ensemble. Lui s’occupait des récompenses et moi des punitions. Mais à la fin, il n’avait plus toute sa tête : il récompensait les pires chipies et m’envoyait punir de pauvres innocents. Et puis l’an dernier, il s’est éteint le 24 décembre avant de pouvoir effectuer sa tournée. »

Je vis Maïk essuyer furtivement une larme et sentis mes yeux se mouiller. Seul Holmes restait impassible. Fouettard continua :

« Alors, j’ai endossé son costume et sa barbe, et j’ai pris sa place : il fallait bien que quelqu’un le fasse ! Et depuis un an, je me fais passer pour lui, parlant gentiment à tout le monde, caressant les cheveux… J’ai pris sur moi : plus de fessée, plus de coups de martinet… pendant un an ! Mais là, hier, j’ai craqué : la saturation, le burn-out ! J’ai arraché ma barbe, jeté le manteau et retrouvé mon rôle de fouetteur !

- Et la lettre anonyme ?

- Quelle lettre anonyme ? »

Holmes lui tendit le document.

« Mais ce n’est pas moi ! Je n’ai jamais demandé la destruction des cadeaux ! »

Il avait l’air sincère. Je me tournai vers mes compagnons. Holmes regardait d’un air insistant Maïk qui prenait un air détaché en essayant de siffloter.

« Maïk ? Pouvez-vous me prêter votre magazine s’il vous plaït ? demanda mon ami.

- Je … euh… je peux tout expliquer… »  balbutia le policier lapon en tendant à Holmes un magazine dans lequel des lettres avaient été soigneusement découpées.

« Oui, j’avoue : la lettre est de moi. Mais j’étais sûr que sans ça, vous n’auriez pas levé le petit doigt. J’ai un peu forcé la dose, c’est vrai, mais vous avez résolu l’affaire !

- C’est une faute professionnelle, Maïk ! Je vais devoir en référer à vos supérieurs ! »

Choqué par l'attitude impitoyable de mon ami, je m’apprêtais à intercéder en faveur du pauvre policier.

Maïk répondit d’un ton plaintif :

« S’il vous plaît, Holmes ne faites pas ça : ils vont m’enchaîner nu dans une cave et me fouetter !

- Il faut que justice se passe , Maïk !

- Et puis, je vais perdre mon emploi ! »

Holmes réfléchit quelques secondes… tous les regards étaient braqués sur lui.

« J’ai peut-être une solution qui résoudrait tous les problèmes : vous démissionnez de la police . J’ai un autre emploi pour vous . »

Et il tendit à Maïk le manteau rouge et la fausse barbe blanche.

« Fouettard redevient Fouettard, vous devenez père Noël.

- Oh merci Holmes s’écria le policier en l’embrassant. J’ai toujours rêvé d’être père Noël !

- Allez dépêchez-vous ! répondit mon ami en s’essuyant les joues. Votre hotte est prête et vos rennes vous attendent ! »

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