Une matinée tranquille à l’Institut. Après avoir expédié les formalités administratives tout en dégustant quelques tranches de brioche, Max décide d’aller flâner dans les couloirs afin de s’imprégner de l’ambiance studieuse qui y règne en permanence.

Il enfile sa veste et tente de la boutonner. Sans grand succès. Apparemment la veste a dû rétrécir lors de son dernier passage au pressing ! Il va encore falloir aller faire une réclamation !

Pas grave. L’institut est bien chauffé, il peut flâner en chemise.

 

Il arrive près de la salle des professeurs, entend quelques bribes de conversation :

« Il faudra demander l’avis de Bibenmax, c’est lui le boss…

- Big bosse, c’est le cas de le dire ! »

De gros éclats de rire fusent… qui s’arrêtent subitement lorsqu’il entre dans la pièce.

« Voulez-vous un peu de brioche, Monsieur Max ? propose aimablement l’enseignante de musique.

- Merci, j’en ai déjà pris pas mal…»

L’enseignante pouffe ; Max la regarde et poursuit :

« Je … J’en ai une grosse, sur mon bureau… On peut la partager, d’ailleurs… »

Quelques secondes de silence, puis on lui propose du café, ce qu’il accepte.

« Combien de sucres, Monsieur Max ?

- Deux ! .. euh non, pas de sucre, merci ! 

- Monsieur Max, on voulait votre avis…

- A quel sujet ?

- Une étudiante a, paraît-il,  remanié une chanson pour vous rendre hommage lors de la fête de l’Institut. C’est la petite Elsa, elle est très douée…

- Je suis très touché…

- Du Alain Souchon, je crois, ça ne vous dérange pas ?

- Non, non pas de souci. »

Il avale son café en faisant la grimace et ressort rapidement, perplexe.

 

Ses pas le conduisent maintenant vers le foyer des étudiants. Il y a l’air d’y avoir une bonne ambiance : ça fredonne, on dirait. Il s’approche doucement et entend un petit groupe qui chantonne à l’unisson  :

 

Elles  croyaient qu’j’étais fesseur

Et donc elles avaient très peur

De m’mettre de mauvaise humeur

Alors modération

 

J’ disais « Gare à la fessée !

La fessée déculottée

Si vous avez mérité

La punition ! »

 

Mais maint’nant, tout l’monde s’en fout

Car à cause de mon bidou

Il n’y a plus d’ place sur mes genoux

Consternation !

 

Je suis bedonnant et ventripotent

And I just go with my bide en avant

P’tit bidon, p’tit bidon…

 

Il se sent mal à l’aise tout d’un coup. Il repart dans son bureau, s’enferme à double tour, et se regarde dans le miroir

Mrrrdt

.

Bon, c’est vrai que sa silhouette s’est un peu arrondie …. Qu’il a changé de taille de pantalon… et de ceinture. Mais… en rentrant un peu le ventre, en évitant de trop respirer, ça peut encore passer… Non ?

D’un geste rageur, il envoie le reste de brioche dans la corbeille. Il fonce dans le bureau de sa secrétaire.

« Convoquez-moi la petite Elsa pour un entretien préalable à une sanction !

- Oui, pour aujourd’hui ?

- Non, euh… plus tard !

- La semaine prochaine ?

- Non plus ! Disons …dans deux mois !

- Bien Monsieur Max. »

 

Trngrdt

 

 

Deux mois ont passé.

Deux mois de minuscules portions de viandes grillées et de légumes verts bouillis.

Deux mois sans pain , sans beurre, sans fromage, sans vin, sans whisky.

Deux mois de joggings matinaux.

Deux mois d’exercices de musculation.

Bref, deux mois de tortures extrêmes !

« Tu sais pourquoi tu es ici, Elsa ?

- Ah non, je …

- Tu as fait preuve d’une insolence éhontée…

- Moi ?

- En remaniant les paroles d’une belle chanson pour la transformer en pamphlet diffamatoire !

- C’était pour rire, Professeur Max ! Et ce n’était pas vraiment diffamatoire : ce n’est pas totalement faux de dire que vous avez un petit bidon ! »

Il se lève et vient se planter devant son étudiante :

« Ah oui ? Où ça ?

- C’est vrai que vous avez un peu perdu…

- Un peu ! Au prix d’exercices douloureux et de privations insupportables ! Par ta faute !

- Je comprends : vous m’avez convoquée pour me remercier ?

- Pas exactement, Elsa. Plutôt pour que tu vérifies , en situation, s’il n’y a vraiment plus de place sur mes genoux ! »

Il lui tend la main et l’entraîne vers le canapé. Elle se retrouve sur ses genoux et la main de Max entre en action. Il claque vigoureusement le petit postérieur de la malheureuse Elsa.

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« Alors ? Il n’y a pas de place sur mes genoux ? je ne peux plus donner de fessées ?

- Il y a de la place sur vos genoux. Pour la fessée, je ne peux rien dire tant vous n’avez pas commencé… »

Max répond à la provocation en relevant la jupette et en baissant la culotte de l’effrontée ! Il redouble de vigueur. Les jolies petites fesses rougissent rapidement. Il se dit qu’il y va un peu fort et décide d’envoyer l’étudiante au coin.

« Voilà ! Une bonne fessée pour te faire réfléchir !

- Quelle fessée ? répond l’insolente. J’ai reçu une fessée ? Je n’étais pas au courant ! »

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La réaction de Max ne se fait pas attendre : la malheureuse se retrouve allongée sur le canapé, et la caressante entre en action.

« Et maintenant, tu es au courant ?

- Je commence à sentir quelque chose… vaguement. »

Alors Max se déchaîne. Le rythme s’accélère.  Les lanières volent, sifflent et claquent ! De minuscules fibres de cuir  se déposent un peu partout. Les fesses sont de plus en plus rouges et émettent une chaleur irradiante . Elsa ferme les yeux. Le temps semble suspendu. En tous cas, Max en a perdu la notion.

Enfin,  il autorise sa victime à se rhabiller ; il va même jusqu’à l’aider à remettre sa culotte.

Il range la caressante dans son tiroir. Il raccompagne l’étudiante jusqu’à la porte.

«  J’espère au moins que cette punition t’aura été profitable ?

- Oh oui , Professeur Max : elle m’a fait plaisir, cette fessée ! »

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